Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, le 2 juillet 2012 à Fontenay-sur-Eure.
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, le 2 juillet 2012 à Fontenay-sur-Eure. - J.-F. MONIER / AFP

Alexandre Sulzer

La compétition pour l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante à l’UMP en novembre fait l’objet de règles qui viennent encore d’être précisées ce mercredi matin, lors du bureau politique du parti. Tout d’abord, seuls les militants à jour de leur cotisation au 30 juin 2012 pourront parrainer un candidat. Celui-ci doit rassembler au moins 7.924 parrains, soit 3% des adhérents, venant d’un minimum de 10 fédérations différentes.

Un bulletin de parrainage est téléchargeable sur le site Internet de l’UMP. Le trésorier Dominique Dord, lui-même candidat à la présidence, a estimé que rassembler près de 8.000 parrains sans avoir accès au fichier des 264.000 adhérents relevait d’une «gageure». Il a demandé à ce que chaque candidat puisse avoir accès à ce listing. Fin de non-recevoir de la part du secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé mercredi. Argument choc: chaque adhérent de l’UMP pouvant être potentiellement candidat, il suffirait de faire acte de candidature pour récupérer le listing confidentiel des adhérents. 

Les candidats devront donc attendre le 18 septembre, date de dépôt des candidatures à la commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe,) pour pouvoir bénéficier de ce fichier et s’en servir pour faire campagne. Selon la direction de l’UMP, deux adhérents lambda, inconnus du grand public, ont d’ores et déjà fait acte de candidature. Mais c’est promis, jure la rue de Vaugirard, tout sera fait pour aider les membres de l’UMP à envoyer leur fichier de parrainage à la bonne adresse, en faisant circuler les informations pratiques utiles.

Un bureau de vote par circonscription

Autre précision donnée par l’UMP mercredi: il y aura un bureau de vote par circonscription «au minimum». Même deux dans certains territoires comme la Creuse ou la Lozère, deux départements ruraux qui recoupent chacun une seule circonscription électorale. Là encore, la demande qu’il y ait «un nombre suffisant» de bureaux de vote émanait aussi bien de Dominique Dord que de l’équipe de François Fillon. Les deux seuls candidats aujourd’hui déclarés officiellement. Une demande validée par Jean-François Copé dont l’entourage se réjouit: «Nos adversaires se sont trompés. Plus on votera à une échelle locale, plus le poids des responsables locaux pèsera.»

Or, Jean-François Copé, distancé dans les sondages par François Fillon, dispose de l’appui de la majeure partie de l’appareil UMP. Depuis quelques jours d’ailleurs, de nombreux cadres de fédérations envoient des appels déchirants en faveur de la candidature de Copé. Une façon pour le secrétaire général de montrer ses muscles avant de se déclarer à la «fin de l’été». Après un mois de juillet et d’août qu’il aura passé à sillonner… les fédérations.