Le président UMP de la commission des Finances, Philippe Marini et sa rapporteure générale PS, Nicole Bricq ont dénoncé jeudi devant la presse un projet de budget pour 2012 "vidé de sa substance" et déjà "dépassé" par l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un nouveau plan de rigueur.
Le président UMP de la commission des Finances, Philippe Marini et sa rapporteure générale PS, Nicole Bricq ont dénoncé jeudi devant la presse un projet de budget pour 2012 "vidé de sa substance" et déjà "dépassé" par l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un nouveau plan de rigueur. - Eric Feferberg afp.com

Anne-Laëtitia Béraud

Le collectif très droitier de l’UMP «Droite populaire», qui fête en juillet ses deux ans de création, va déposer une motion pour se structurer en mouvement lors du congrès du parti, en novembre. Animé par les députés Thierry Mariani et Lionnel Luca, le collectif, qui a connu une large défaite lors des dernières élections législatives, en plus d'un revers au sein de l'UMP, vise aujourd’hui à attirer de nouveaux parlementaires.

Le sénateur de l’Oise Philippe Marini, président de la commission des finances du Sénat, et le jeune député du Nord Gérald Darmanin ont annoncé ce mardi midi avoir rejoint le collectif, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale. 

Pas de candidat à la présidence de l’UMP

«L’UMP est dans une phase de reconstruction dans la diversité (….) Tant au sein du groupe UMP du Sénat et beaucoup plus largement, je ne connais pas de courant qui s’assume comme euroréaliste», a notamment déclaré Philippe Marini.

Si les adhésions à la «Droite populaire» sont pour le moment limitées, le député des Yvelines Jacques Myard l’assure néanmoins: «L’audience de la Droite populaire est plus élevée que son nombre d’élus.» Un député européen devrait rapidement rejoindre les bancs du collectif, a déclaré Thierry Mariani, député des Français de l’étranger, qui mise sur l’été pour voir se multiplier les ralliements.

S’engageant «pour la bataille des idées», la «Droite populaire» ne se donne pas de candidat pour la présidence de l’UMP qui sera tranchée en novembre. «Chacun prendra parti pour tel ou tel candidat (Jean-François Copé et François Fillon, NDLR) à la présidence de l’UMP. Aujourd’hui, à la Droite populaire, il n’y a pas de candidat», a ajouté Thierry Mariani.