Jean-François Copé dénonce la "haine, la morgue" de députés de la majorité

8 contributions
Publié le 18 juillet 2012.

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a dénoncé mercredi la "haine, la morgue très impressionnantes" de nombreux députés de la majorité, après les incidents qui se sont produits dans la nuit de mardi à mercredi à l'Assemblée nationale.

Il y a "chez beaucoup de députés de la majorité une haine, une morgue" qui étaient "très impressionnantes", a-t-il dit sur BFM TV et RMC.

Il était interrogé sur les propos du co-président du groupe écologiste François de Rugy, qui avait fait allusion aux "heures supplémentaires" de Jean-François Copé, dans un cabinet d'avocat d'affaires.

Le président des députés UMP, Christian Jacob, avait demandé des excuses publiques et la séance avait ensuite été levée.

"C'est un propos de tribune qui est un peu sélectif puisqu'il (François de Rugy) s'est bien gardé de parler de son ami Noël Mamère (le député-maire de Bègles, en Gironde), qui est avocat également", a remarqué le responsable de l'UMP.

Jean-François Copé s'est déclaré par ailleurs "très inquiet" devant les mesures du gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui "portent atteinte à la compétitivité de notre économie".

"Jusqu'à quand on va nier les études qui montrent toutes sans exception que le coût du travail en France est plus important que dans d'autres pays, notamment l'Allemagne?", a-t-il poursuivi.

De nombreux pays européens "ont pris des mesures de réduction des finances publiques, comme nous l'avons fait, nous, et d'encouragement à la compétitivité. Attention. Ce que nous avions initié est systématiquement supprimé au nom de je ne sais quel anti-sarkozysme primaire", s'est-il aussi alarmé.

"Calmons-nous. Vous avez tous les pouvoirs, vous avez tout gagné. Vous n'êtes donc plus à l'heure du règlement de comptes (...) Vous êtes à l'heure de prendre maintenant (...) des décisions courageuses. Je ne les vois pas venir", a-t-il conclu.

Jean-François Copé a souhaité "une vague bleue" pour les municipales de 2014, "comme il y a eu une vague rose il y a un mois".

Il a par ailleurs égratigné Roselyne Bachelot, l'ancienne ministre UMP, pour avoir intégré la commission sur la moralisation de la vie politique présidée par Lionel Jospin.

"On ne peut pas dire qu'elle puisse incarner l'opposition telle qu'elle existe aujourd'hui (...) Elle est tellement sévère à l'égard de notre famille politique", a-t-il jugé.

© 2012 AFP
Newsletter
La MATINALE

Recevez chaque matin
l'actualité du jour

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr