Parti socialiste: Les contributions avant les motions

12 contributions
Publié le 19 juillet 2012.

POLITIQUE - Des contributions concurrentes à celles de Ayrault et Aubry fleurissent avant le Congrès...

Non à la contribution unique. Alors que Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault avaient annoncé la semaine dernière vouloir réunir sous leur bannière tous les grands noms du PS avant le Congrès du PS à l’automne, d’autres contributions générales sont déposées depuis lundi matin. Par exemple, «De la rénovation à l’innovation» signée par des proches d'Arnaud Montebourg, «Le temps de la gauche» de Marie-Noëlle Lienneman ou encore plus étonnant celle du mouvement du ministre Benoît Hamon. «La contribution sera signée par Benoît Hamon mais pas en premier signataire, qui sera une jeune députée, Barbara Romagnan», a affirmé Régis Juanico, après une réunion à l'Assemblée.

Dans un communiqué publié la semaine dernière, Aubry et Ayrault avaient pourtant demandé aux dirigeants du PS, comme aux membres du gouvernement, de soutenir de façon exclusive leur contribution générale (un texte programmatique avant le dépôt des motions pour lesquelles les militants votent, ce qui détermine l’orientation et la répartition des postes au sein du PS). Cette initiative avait provoqué la colère de nombreux cadres du parti qui craignaient un Congrès sans débat. «Comment le parti peut-il sortir grandi si l’on ferme le débat? Il doit être un lieu de vie. N’ayons pas peur des débats qui traversent la gauche et toute la société», explique à 20 minutes Marie-Noelle Lienneman qui signera également la contribution de Benoît Hamon.D'autres comme Julien Dray ont même présenté leur contribution en la jouant sur une scène de  de théâtre. «Le débat ne peut se réduire à quelques subtilités sémantiques», explique le dirigeant socialiste.

Une bataille idéologique mais aussi stratégique

Ces initiatives concurrentes viennent pour la plupart de la gauche du PS qui ne veut pas d’une pensée unique, notamment sur la question européenne ou encore sur le rôle des services publics. Lienneman a par exemple déjà annoncé qu’elle ne voterait pas le traité de stabilité européen et d’autres voix s’opposent à la réduction des effectifs de fonctionnaires imposés à certains ministères «non-prioritaires». «Les signataires de la contribution Aubry-Ayrault sont dans l’accompagnement de l’action du gouvernement. Mais le rôle du parti est également de réfléchir dans ce moment décisif et également de consolider l’adhésion des classes populaires à notre action», poursuit Marie-Noëlle Lienneman.

La bataille est idéologique mais aussi stratégique. Car l’autre enjeu est de peser dans l’organigramme des postes de direction du PS dont l’architecture dépend des résultats des motions. Les Aubrystes contrôlent le PS depuis 2008? En cas de motion, cette situation pourrait perdurer, à la grande colère des fidèles de certains ministres (Moscovici, Peillon, Valls) mais aussi des Hollandais historiques qui s’estiment sous-représentés depuis l’élection Hollande à l’Elysée. Dans les grands noms, seul Benoît Hamon est donc sorti du bois alors qu’Ayrault ne voulait pas que ses ministres se mêlent à la bataille du Congrès.

Matthieu Goar
Newsletter
La MATINALE

Recevez chaque matin
l'actualité du jour

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr