L'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet annonce mardi son intention de créer son propre mouvement, "la France droite", au sein de l'UMP, et réaffirme qu'elle se présentera à la tête du principal parti d'opposition si les conditions, selon elle, l'exigent.
L'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet annonce mardi son intention de créer son propre mouvement, "la France droite", au sein de l'UMP, et réaffirme qu'elle se présentera à la tête du principal parti d'opposition si les conditions, selon elle, l'exigent. - Kenzo Tribouillard afp.com

avec AFP

L'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet annonce mardi son intention de créer son propre mouvement, «la France droite», au sein de l'UMP, et réaffirme qu'elle se présentera à la tête du principal parti d'opposition si les conditions, selon elle, l'exigent.

Interrogée par L'Express.fr sur les motifs qui pourraient l'amener à se présenter à la présidence de l'UMP à l'automne, NKM explique que «trois choses» lui tiennent «particulièrement à coeur», et en premier lieu avoir «une droite claire avec ses convictions, parce que je crois en la droiture». «J'ai d'ailleurs l'intention de lancer un mouvement sous ce nom, "la France droite"», enchaîne l'ex-ministre.

«Fédérer les Français qui se sentent orphelins de Nicolas Sarkozy»

Les deux autres critères avancés par Nathalie Kosciusko-Morizet sont la garantie d'une droite «pas conservatrice, au sens où elle serait réactionnaire», et «l'organisation du mouvement». L'UMP, «très centralisée», doit être «reconfigurée pour réinvestir les territoires», dit-elle. «Je demande que ces trois éléments, la clarté, la réforme, l'organisation, soient repris et partagés. Sinon je serai tentée de les partager avec les adhérents», prévient NKM, qui qualifie par ailleurs d'«intéressante» la «démarche que propose Alain Juppé de composer une équipe sans candidat éventuel à la primaire pour 2017».

«Il nous faut une direction à l'UMP pour la période 2012-2015. Il y aura bien une présidentielle en 2017, mais tout le monde est d'accord pour faire une primaire en 2016», souligne la députée de l'Essonne, qui assure ne pas être «mono-obsessionnelle» vis-à-vis de la présidentielle de 2017. L'ancienne ministre, qui se déclare «totalement sarkozyste», affirme encore vouloir «fédérer les Français qui se sentent orphelins de Nicolas Sarkozy» et réfute ne pas correspondre au «centre idéologique» de l'UMP.

«Je fais en ce moment une tournée des fédérations. Et non, ce n'est pas ce que je ressens!», affirme-t-elle. Invitée à qualifier en un mot les leaders de l'UMP, NKM juge François Fillon «secret», Jean-François Copé «motivé» et Alain Juppé «sage». Et la concernant? «Droite!», conclut-elle.