La commission Jospin, avec l'UMP Bachelot, sur les rails

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Publié le 16 juillet 2012.

La commission sur la rénovation de la vie publique présidée par Lionel Jospin, et dans laquelle siègera l'ex-ministre UMP Roselyne Bachelot, est désormais sur les rails avec des réflexions sur le non cumul des mandats ou le statut pénal du chef de l'Etat attendues début novembre.

Chargé le 14 juillet par le chef de l'Etat de présider la commission sur la rénovation de la vie publique, l'ancien Premier ministre socialiste a été reçu lundi matin à l'Elysée pour s'y faire remettre sa "lettre de mission".

Les 14 membres de cette commission paritaire hommes-femmes, dont fera partie l'ex-ministre UMP Mme Bachelot, se réunira pour la première fois le 25 juillet. "Nous devrons travailler à un rythme assez soutenu, le président attendant que nous lui remettions nos réflexions tout début novembre", a dit à la presse M. Jospin après son entretien avec François Hollande.

Ils plancheront notamment sur le non-cumul des mandats, une possible réforme des modes de scrutin législatifs et sénatoriaux ou encore le statut pénal du chef de l'Etat.

"La commission est paritaire (hommes-femmes), essentiellement composée d'universitaires, spécialistes des questions que nous traitons, de magistrats et de hauts-fonctionnaires", a souligné M. Jospin.

Dans la foulée, l'Elysée a dévoilé la composition de la commission où M. Jospin et Mme Bachelot seront les seuls anciens dirigeants politiques.

Vont notamment siéger l'ancien directeur de cabinet de M. Jospin à Matignon et président de section au Conseil d'Etat, Olivier Schrameck, le préfet Jean-Pierre Duport, ou encore Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques, et Chantal Arens, présidente du tribunal de grande instance de Paris.

"Je suis une femme de droite"

Ministre durant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, proche de François Fillon, Mme Bachelot n'était pas candidate aux dernières législatives et avait annoncé son intention de prendre du champ vis-à-vis du milieu politique.

Dans un récent ouvrage, elle a éreinté la campagne droitière menée par M. Sarkozy, ainsi que sa pratique du pouvoir.

M. Jospin a justifié la présence de l'ancienne ministre de la Santé par la volonté "de respecter une diversité d'opinions".

"Bien évidemment, je n'ai rien demandé et cela a été une grande surprise et un grand honneur que le président de la République me demande de participer à cette commission", a réagi sur BFM-TV Mme Bachelot. "Je reste fidèle à mes convictions, je suis une femme de droite et je crois que c'est de la confrontation que peut naître un consensus", a-t-elle dit.

M. Jospin, ancien candidat malheureux aux présidentielles de 1995 et 2002, s'est lui dit "honoré" de présider cette commission, dix ans après l'annonce de son retrait de la vie politique.

Interrogé sur les critiques qui ont suivi sa nomination et le fait qu'il n'incarnerait pas la "modernisation" de la vie politique, M. Jospin, 75 ans, a rétorqué qu'il ne fallait "pas être dans le procès d'intention".

Ceux qui critiquent, jusque dans la majorité, "regarderont les résultats des réflexions de la commission et c'est à ce moment-là que leur interrogation apparaîtra ou non comme valide", a-t-il prévenu.

Le président du groupe écologiste du Sénat, Jean-Vincent Placé, n'a pas caché lundi ses doutes "sur l'utilité et la pertinence (...) d'un +comité théodule+" susceptible d'empiéter sur les "prérogatives parlementaires".

La patronne des sénateurs communistes, Nicole Borvo Cohen-Seat, a quant à elle regretté dans cette commission "une diversité politique limitée" au PS et à l'UMP.

© 2012 AFP
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