François Hollande, Valérie Trierweiler et Aurélie Filipetti à Avignon (Vaucluse), le 15 juillet 2012.
François Hollande, Valérie Trierweiler et Aurélie Filipetti à Avignon (Vaucluse), le 15 juillet 2012. - Claude Paris/AP/SIPA

Avec Reuters

Premier président français à visiter le festival d'Avignon depuis 20 ans, François Hollande a confié dimanche qu'il était à la recherche d'un grand projet culturel, à l'instar de la Grande Bibliothèque François Mitterrand, afin de marquer son quinquennat. Il a cependant indiqué qu'il ne s'agirait pas nécessairement d'un chantier monumental comme un opéra mais plutôt d'un projet qui pourrait être porté par de nombreux territoires.

«Il y a un moment où un président doit porter un grand projet. Ce n'est pas simplement un grand équipement, cela peut être une grande ambition, cela peut être une grande idée mobilisant tous les territoires et pas simplement un lieu comme cela a été le cas dans le passé», a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse. «Je recherche cette grande idée qui devra être partagée, ce n'est pas simplement une volonté présidentielle, cela doit aussi être l'occasion d'un rassemblement large (...) qui doit marquer un mandat», a-t-il expliqué.

Une loi pour promouvoir le développement culturel

Le président, qui a profité de sa visite pour décorer le collectionneur d'art Yvon Lambert après sa donation de 556 oeuvres d'art à l'Etat, a également annoncé la préparation d'une loi pour promouvoir le développement culturel. François Hollande a indiqué qu'une large concertation aurait lieu avec les acteurs du secteur culturel et qu'il souhaitait notamment que l'accent soit porté sur l'éducation artistique.

Accompagné de sa compagne Valérie Trierweiler mais aussi des ministres de la Culture, Aurélie Filippetti, et du Travail, Michel Sapin, le président a profité de cette visite pour rencontrer les artistes du festival «off» d'Avignon et s'autoriser de nombreux bains de foules.

Défendre l'exception culturelle française

Il a néanmoins indiqué à des artistes que, comme les autres ministères, celui de la Culture ne serait pas épargné par les efforts budgétaires même s'il s'est félicité d'avoir «dégelé» les crédits pour le spectacle vivant. «Nous ferons l'impossible mais ce sera difficile», a-t-il admis.

Plus largement, il a encouragé durant sa conférence de presse ses ministres à défendre l'exception culturelle française, à ses yeux potentiellement menacée par les directives européennes. Il a aussi insisté sur l'importance de «la politique culturelle extérieure» et le développement de la culture française à l'étranger.