Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a répété dimanche que le plan de 8.000 suppressions de postes de PSA Peugeot Citroën n'était "pas acceptable" et a renvoyé à l'annonce le 25 juillet du plan du gouvernement pour "toute la filière" automobile.
Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a répété dimanche que le plan de 8.000 suppressions de postes de PSA Peugeot Citroën n'était "pas acceptable" et a renvoyé à l'annonce le 25 juillet du plan du gouvernement pour "toute la filière" automobile. - Benoit Tessier afp.com

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Le plan soumis au Comité central d'entreprise n'est pas acceptable en l'état, il faut en améliorer considérablement la qualité», a déclaré dimanche Pierre Moscovici au cours du Grand Rendez-Vous Europe1/iTélé/Le Parisien, reprenant les termes exacts du président François Hollande la veille.

Une «personnalité» va être nommée «au début de l'automne» pour mettre en place la banque publique d'investissement, a également indiqué Pierre Moscovici, sans toutefois donner d'indices sur son identité.

Pas de «plan Peugeot»

Refusant de donner tout détail sur ce que pourrait comporter le plan automobile du gouvernement qui sera présenté en conseil des ministres le 25 juillet, M. Moscovici a cependant souligné que «ce ne serait pas un 'plan Peugeot' mais un plan pour toute la filière, PSA, Renault et la sous-traitance», précisant dans la foulée: «en tenant compte des règles européennes».

«Nous ne sommes pas démunis», a-t-il assuré.

«Il faut faire en sorte d'avoir des mesures structurelles pour garantir la pérennité de la filière», a ajouté Pierre Moscovici, «il y a la nécessité de conforter cette filière qui fera en sorte de soutenir les constructeurs mais aussi les équipementiers et la sous-traitance».

«Des plans sociaux qui ont été différés»

Revenant sur le plan de suppressions d'emploi chez PSA, il a assuré qu'«en aucun cas, nous ne nous attendions à ce qu'il y ait ce plan maintenant», affirmant que l'entreprise avait «choisi de différer pendant la campagne électorale».

«Il a des plans sociaux qui ont été différés, c'est l'évidence. Nous avons un héritage très dur, un déficit de confiance des acteurs et aussi un déficit de compétitivité, et nous sommes en train de solder cet héritage», a-t-il souligné. Le plan de PSA «est sur la table mais il faut en connaître tous les tenants et aboutissants sur toutes les dimensions, économiques et sociales. L'Etat n'est pas privé de leviers d'action, comme l'usage ou pas du chômage partiel, nous sommes là pour trouver des solutions«, a ajouté le ministre.

«François Hollande a la volonté politique de faire en sorte que le nombre d'emplois supprimés soit réduit et qu'il n'y ait pas de licenciement», a-t-il rappelé.

Aulnay «réindustrialisé»

Quant au site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), dont PSA a annoncé la fermeture, Pierre Moscovici a une fois de plus répété les propos de François Hollande: «il sera réindustrialisé» sans se prononcer sur le maintien ou non du centre de production Peugeot.

Pierre Moscovici a souligné que le gouvernement allait "discuter avec Philippe Varin", en allusion au fait que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, reçoit mercredi le président du directoire de PSA.

Il a également fait une allusion à la famille Peugeot: «ce sont des gens discrets mais on les connaît, je préfère qu'il y ait un actionnariat français et familial», a-t-il indiqué.