Interview de François Hollande: Ce qu'il faut en retenir

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Publié le 14 juillet 2012.

POLITIQUE - Il a notamment été question de finances publiques, du plan social de PSA, ou encore du tweet de Valérie Trierweiller...

François Hollande, qui assistait à son premier 14-juillet dans son nouveau costume de président a répondu, à la mi-journée de ce samedi, à une interview diffusée sur TF1 et France 2. Que faut-il en retenir? «20 minutes» fait le point...

La règle d'or, «ce sera dans le cadre d'une loi organique»

François Hollande, qui avait saisi vendredi le Conseil constitutionnel du traité budgétaire européen, afin de savoir si la ratification de ce texte exige au préalable une révision de la Constitution a précisé ce samedi que, «quoi que dise le Conseil constitutionnel, j'ai dit aux Français que la «règle d'or», le retour à l'équilibre budgétaire avec un calendrier très précis, ne figurerait pas dans la Constitution». «Ce sera dans le cadre d'une loi organique, ça s'imposera aux lois ordinaires mais je ne considère pas qu'on doit figer dans le marbre de nos textes un engagement qui est forcément pour quelques années», a-t-il expliqué. «La Constitution, c'est pas pour quelques années, c'est pour toujours», a souligné le chef de l'Etat.

«Il y a une exigence de moralisation»

Le président a ensuite profité de ce 14 juillet pour annoncer la création d'une commission sur la moralisation et la rénovation de la vie politique. «Il y a des règles qui sont demandées parce que nous sommes dans une période difficile et qu'il y a une exigence de moralisation, de rénovation», a déclaré François Hollande. «Donc je vais proposer une commission, dans un délai très court, qui sera présidée par un homme incontestable pour son intégrité», Lionel Jospin, a poursuivi le chef de l'Etat.

«Les affaires privées se règles en privé»

Le président est également revenu sur l'affaire du tweet de sa compagne Valérie Trierweiller, et les récentes déclarations attribuées à son fils Thomas. Il a ainsi affirmé ce samedi avoir dit à ses proches que «les affaires privées se règlent en privé», et demandé que cela soit «scrupuleusement» respecté. «Je considère que les affaires privées se règlent en privé. Et je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe», a déclaré le chef de l'Etat lors de son intervention télévisée sur TF1 et France 2. «Le principe que je viens de rappeler sera scrupuleusement appliqué», a-t-il insisté. Il est ensuite revenu sur la place, occupée par sa compagne. «Il n'y a pas de statut (de première dame). Valérie veut garder son activité professionnelle. Je comprends. A partir de là, elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l'exigera», a également déclaré le président. «Ce n'est pas facile de prendre cette place. Il doit y avoir des règles», a-t-il jugé.

Le pire serait d'«avoir une guerre civile en Syrie»

Au sujet de la Syrie, François Hollande a indiqué qu'il avait dit au président russe Vladimir Poutine que «le pire» était «d'avoir une guerre civile en Syrie» et qu'il était temps de trouver «une solution politique» pour l'éviter. «Je l'ai dit à Vladimir Poutine, qui est très attaché à ce que la Syrie reste proche de son pays. Il y a des relations commerciales, historiques, et je les respecte», a-t-il expliqué. Le président Hollande, qui a rencontré son homologue russe le 1er juin à Paris, a para ailleurs souligné qu'«il n'y a pas de rupture» avec l'ancienne majorité dans la position française sur la Syrie.

«L'augmentation de la CSG n'est pas le seul instrument»

Sur le volet des finances publiques du pays, le président François Hollande a laissé toutes les options fiscales ouvertes, pour rétablir l'équilibre des finances publiques, à l'exception de la TVA. «Je n'écarte aucune ressource puisqu'il y a un débat en cours entre le gouvernement et les partenaires sociaux, dont le premier volet s'est déroulé cette semaine avec la conférence sociale», a déclaré le président de la République. Interrogé sur une augmentation de la CSG, François Hollande a expliqué que ce prélèvement n'était pas le «seul instrument». «Ce n'est pas avec la CSG qu'on va combler le déficit de l'Etat», a-t-il martelé. «Je ne viens pas annoncer de prélèvement supplémentaire pour la grande majorité des Français», a-t-il insisté.

Le plan de PSA est «inacceptable»

Enfin, le président est revenu sur la situation au sein de PSA, qui vient d'annoncer un vaste plan social, qui prévoit la suppression de 8.000 postes. Le chef de l'État indiqué qu'en l'état, ce plan était inacceptable et qu'il devait être renégocié». François Hollande a par ailleurs ajouté: «Nous pouvons faire en sorte qu'Aulnay reste un site industriel». Avant d'ajouter: «Il faut engager une conversation pour qu'il n'y ait aucun licenciement sec».

M.Gr. avec AFP
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