L'ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, estime qu'"il manque 30 milliards d'euros compte tenu de la crise" pour la défense à l'horizon 2020, dans un interview publiée samedi 14 juillet dans Le Parisien.
L'ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, estime qu'"il manque 30 milliards d'euros compte tenu de la crise" pour la défense à l'horizon 2020, dans un interview publiée samedi 14 juillet dans Le Parisien. - Frank Perry afp.com

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L'ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, estime qu'«il manque 30 milliards d'euros compte tenu de la crise» pour la défense à l'horizon 2020, dans une interview publiée samedi 14 juillet dans Le Parisien.

«Un pays sans le sou est un pays dont l'indépendance est rognée dans ses fondements mêmes. Et la défense en est un parfait exemple», estime le président du Nouveau centre.

Interrogé sur le maintien de la Force de dissuasion nucléaire française, l'ex-ministre de la Défense (2007-2010) ne voit «pas comment François Hollande pourrait continuer à maintenir les deux composantes», océanique et aéroportée, «à moins de rendre totalement exsangues nos moyens conventionnels».

Pour réaliser des économies budgétaires, M. Morin préconise «le regroupement industriel européen, pour éviter les duplications de programmes qui coûtent cher à des Etats exsangues, et l'acceptation de l'interdépendance au sein de l'Europe».

Dans un récent rapport, la Cour des comptes pointe un écart de dépenses de 1,9 milliard d'euros sur les trois premières années d'application de la Loi de programmation militaire (2009-2014). Mais «la crise des finances publiques risque d'entraîner une insuffisance de crédits de 15 à 30 milliards d'euros à l'horizon 2020 par rapport aux objectifs fixés à l'époque dans le Livre blanc», souligne-telle.