François Fillon, le 9 juillet 2012 à Orléans, pour la première étape de sa tournée des fédérations.
François Fillon, le 9 juillet 2012 à Orléans, pour la première étape de sa tournée des fédérations. - A. JOCARD / AFP

Maud Pierron

François Fillon s’est lancé dans la course à la tête de l’UMP et l’été approchant, il n’a pas l’intention de céder un pouce de terrain face à Jean-François Copé, bien au contraire. Après avoir lancé son tour des fédérations UMP lundi à Orléans, le député de Paris lance une grande «consultation nationale» auprès des militants et sympathisants de la droite sur le futur projet de l’ex-parti présidentiel. Ou comment faire un pas de plus, non pas vers la tête de l’UMP mais bien une candidature en 2017. Dans le mail envoyé jeudi soir à ses soutiens, il explique que le projet «ne peut pas être le fruit de compromis et de prudence tactique».

Sur son site de campagne, François Fillon exhorte les internautes: «ouvrons le débat». «Il y a à l’UMP des différences d’opinion et chacun a sa part de vérité. Aujourd'hui mon rôle c'est de vous écouter pour construire avec vous un projet d'alternance qui nous rassemble», écrit-il.

Etape dans les Vosges

La consultation est répartie en huit thèmes (institutions, compétitivité, sécurité et justice, souveraineté, société, élections, citoyenneté, rénovation de l’UMP) mais pour l’instant, seuls les deux premiers thèmes sont ouverts à la discussion. Il y a cinq questions à réponses multiples (favorable, non favorable, ne se prononce pas) par item et une partie commentaires permet à chacun de soumettre ses remarques ou idées supplémentaires. Chaque semaine, prévient François Fillon, un nouveau thème sera ouvert au débat et une synthèse sera présentée en septembre.

Dans son mail, François Fillon confirme également qu’il ira à la rencontre des militants tout l’été. La prochaine étape est prévue dans les Vosges. Une étape symbolique, puisque c’est l’ancien fief de Philippe Seguin, son mentor, le héraut du gaullisme social. Pour l’instant, l’ex-Premier ministre fait officiellement campagne seul. Jean-François Copé a décidé de ne pas descendre tout de suite sur le ring. Il est vrai qu’il profite de son rôle institutionnel de secrétaire général du parti.