Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, le 20 mai 2012, Freyming-Merlebach, en Moselle.
Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, le 20 mai 2012, Freyming-Merlebach, en Moselle. - J.-C. VERHAEGEN / AFP

Maud Pierron

Promotion pour Florian Philippot. L’ex-directeur de la stratégie de la campagne présidentielle de Marine Le Pen a été nommé jeudi vice-président du Front national. Il sera en charge de la stratégie et de la communication du parti. 

C’est une nouvelle étape pour ce jeune homme de 30 ans qui s’est fait remarquer lors de la dernière campagne, dans les médias et sur le terrain. Aux dernières législatives, celui qui était également porte-parole de Marine Le Pen s’est qualifié pour le second tour en éliminant au passage le député UMP sortant.

Fils de fonctionnaire, énarque, diplômé d’HEC, et haut fonctionnaire à l'Inspection générale de l'administration (IGA), Philippot est arrivé au FN par Marine Le Pen. Mais c’est bien le souverainisme qui l’a amené à s’engager en politique. Lors de la présidentielle 2002, il milite pour Jean-Pierre Chevènement, l’ex-socialiste patron du Mouvement républicain et citoyen. Mais a aussi dans son bureau une photo du général de Gaulle, qui reste sa référence… Le bras droit de Marine Le Pen est partisan de la stratégie de dédiabolisation du parti, souhaitant réduire au maximum l’expression souvent outrancière de Jean-Marie Le Pen.

Jalousies en interne

Pour Philippot, c’est une ascension éclair. Il n’est en effet apparu publiquement sur les radars frontistes en avril 2011, quand il a présenté – sous un nom d’emprunt car il était en poste au ministère de l’intérieur – le programme économique du FN. Auprès de Marine Le Pen, il a très vite su se rendre indispensable, notamment dans la préparation de notes, d’argumentaires et de discours. Il appuie notamment le retour de la thématique sociale dans les discours du FN.

Malgré, ou justement à cause de ces «bons points» frontistes, le jeune homme s'est fait des ’ennemis au sein du FN. Des proches de Jean-Marie Le Pen, ceux qui envient sa relation de confiance avec Marine Le Pen, ou qui le juge trop ambitieux. Pendant la campagne, son inimitié avec Marie-Christine Arnautu, vice-présidente en charge des Affaires sociales avait été rendue publique.