Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault exhorte les dirigeants du groupe PSA, vendredi lors d'une visite à Nantes, de répondre à plusieurs questions précises sur le plan de suppression de 8.000 postes en France annoncé jeudi.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault exhorte les dirigeants du groupe PSA, vendredi lors d'une visite à Nantes, de répondre à plusieurs questions précises sur le plan de suppression de 8.000 postes en France annoncé jeudi. - Jean-Sébastien Evrard afp.com

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Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, exhorte les dirigeants du groupe PSA, vendredi lors d'une visite à Nantes, de répondre à plusieurs questions précises sur le plan de suppression de 8.000 postes en France annoncé jeudi.

"Pourquoi cette annonce maintenant? Est-ce que cette situation n'était pas connue déjà depuis plus longtemps, voire un an, voire deux ans? Pourquoi cette situation s'est dégradée alors que l'Etat (...) a versé 4 milliards d'euros à ce groupe industriel. Quel a été le rôle de l'actionnaire notamment de la famille Peugeot?", s'est notamment interrogé M. Ayrault devant la presse.

Le président François Hollande a de son côté estimé vendredi à propos du plan de restructuration annoncé par PSA Peugeot Citroën que "le gouvernement a réagi comme il convenait".

"Le gouvernement a réagi comme il convenait avec la nomination d'un expert, la volonté de revoir ce qui a été présenté et d'avoir un plan pour l'industrie automobile qui sera présenté au mois de juillet", a déclaré le chef de l'Etat lors de la visite à Colombes (Hauts-de-Seine) d'un centre d'accueil de personnes en situation d'exclusion. "Je ne peux pas m'exprimer plus car ce serait au détriment du message que je veux faire passer aujourd'hui", a ajouté M. Hollande, qui venait d'annoncer la tenue cet automne d'une conférence destinée à élaborer un plan quinquennal de lutte contre les exclusions et la pauvreté.