Bartolone: les aides d'Etat à PSA auraient dû servir à définir la "voiture du futur"

3 contributions
Publié le 13 juillet 2012.

Les aides publiques à PSA, dont la prime à la casse, qui a été une "erreur" coûteuse, auraient dû servir davantage à définir la "voiture du futur", a estimé vendredi sur France Info le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Les aides fournies par l'Etat "auraient été beaucoup plus nécessaires dans le cadre d'un partenariat recherche et développement, dans le cadre d'un partenariat entre les partenaires sociaux, pour savoir ce que va être la voiture du futur", a M. Bartolone, qui est président du Conseil général de Seine-Saint-Denis.

Selon lui, la prime à la casse notamment a été une "erreur" qui a "coûté très cher".

"Pour le moment, nous sommes totalement passés à côté de cet exercice indispensable", a-t-il déploré, évoquant le "temps perdu" par l'ancienne majorité.

"Il faut que l'on sache, dans le dialogue entre les organisations syndicales et la direction de PSA, ce que doit être l'industrie de l'automobile dans les prochaines années en France et en Europe", a-t-il insisté. "On a l'impression d'avoir totalement abandonné le haut de gamme" en France, a-t-il déploré.

Claude Bartolone a également exprimé ses doutes sur l'utilité de voir l'Etat entrer dans le capital de PSA comme solution. "L'Etat est dans le capital de Renault. Ca n'a pas empêché Renault de jouer la délocalisation, d'avoir des usines en Roumanie ou au Maroc et à jouer le low cost qui se retourne contre les salariés français", a-t-il dit.

© 2012 AFP
Newsletter
La MATINALE

Recevez chaque matin
l'actualité du jour

publicité
publicité
publicité

publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr