Le Drian: la défense ne sera pas "sacrifiée" pour des raisons budgétaires

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Publié le 13 juillet 2012.

La défense française ne sera pas "sacrifiée" pour des raisons budgétaires, a affirmé vendredi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en annonçant l'ouverture d'une phase de six mois de réflexion pour préparer la nouvelle Loi de programmation militaire (LPM, 2014-2019).

"On prépare une phase qui va durer six mois, que le Président de la République va annoncer ce soir, qui s'appelle un Livre blanc", a-t-il déclaré sur Europe 1.

Le chef de l'Etat, chef des armées, doit intervenir vendredi à partir de 18H30, lors de la réception à l'occasion du 14 juillet au ministère de la Défense.

"C'est une période de réflexion collective, à laquelle sont associés beaucoup d'acteurs et à laquelle je souhaite que l'ensemble des Français puissent prendre part (...) pour dire quelles sont nos priorités", a-t-il expliqué.

"La donne mondiale a changé", a souligné le ministre, évoquant "de nouveaux risques, de nouveaux événements qui se sont produits" : "les printemps arabes", "le fait que les Etats-Unis changent progressivement de posture et s'intéressent de plus en plus à l'Asie-Pacifique et moins à l'Europe", "la crise économique et financière"... "Tout ça nécessite qu'ensemble nous réfléchissions à l'avenir de notre défense et de notre sécurité", a-t-il dit.

Après ces six mois de réflexion, une nouvelle LPM fixera "pour les six ans qui viennent qu'elles sont, financièrement et techniquement, nos capacités pour répondre aux risques et aux missions que l'on donne à nos forces".

Interrogé sur d'éventuelles coupes dans le budget de la défense, M. Le Drian a souligné que "chacun doit faire un effort" pour le redressement des comptes publics. "La défense comme les autres, mais pas plus que les autres. Donc, on n'aura pas une défense sacrifiée pour l'avenir", a-t-il affirmé.

Le ministre a réaffirmé qu'il était "hors de question" de toucher à la force de dissuasion nucléaire française, dans ses deux composantes, sous-marine et aéroportée. Selon lui, il n'y aura pas non plus de nouvelles réductions d'effectifs qui viendraient s'ajouter aux 54.000 postes qui doivent être supprimés sur la période 2008-2015 : "les chiffres ont été annoncés, ils ne bougeront pas".

© 2012 AFP
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