PSA: une "bombe sociale" et un "premier test" pour le gouvernement, selon la presse

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Publié le 13 juillet 2012.

L'annonce jeudi par PSA d'un plan de suppression de 8000 postes au sein du constructeur automobile, constitue "une bombe sociale" mais également un "premier test" pour le gouvernement Ayrault, selon les éditorialistes de la presse nationale et régionale de vendredi.

Avec ce plan de restructuration, PSA "vient de porter un coup de poignard à l'industrie automobile", assène Jean-Paul Piérot, dans l'Humanité.

Nicolas Demorand dans Libération redoute que cette "saignée dans les effectifs" plonge "les salariés, leurs familles" dans un "drame". "C'est une émotion nationale", surenchérit Rémi Godeau pour l'Est Républicain, face à "des dégâts humains qui s'annoncent terribles".

"Huit mille emplois supprimés, un site historique fermé, c'est une véritable bombe sociale qu'a fait exploser le constructeur automobile", affirme Daniel Ruiz dans la Montagne.

Jean Levallois, dans la Presse de la manche, écrit de son côté: "La décision de Peugeot Citroën... est un choc d'une violence extrême." "Huit mille personnes, l'équivalent de la population d'une petite ville", souligne Yvan Drapeau dans la Charente-Libre. "C'est évidemment considérable, dramatique pour les intéressés", s'émeut Michel Lepinay (Paris-Normandie).

Et certains après ce "Drame national, ce séisme, ce choc" pour reprendre les mots de François Martin, dans le Midi Libre, de voir dans ce plan le "premier test grandeur nature" du gouvernement Ayrault, comme l'écrit Gaëtan de Capèle, pour Le Figaro.

"Comme l'on voit le maçon au pied du mur, on va voir quelles réponses le gouvernement socialiste est capable d'apporter à un problème économique et social" se demande Michel Bassi dans l'Eclair des Pyrénées

Daniel Ruiz (La Montagne) exhorte pour sa part le gouvernement à "passer du discours aux travaux pratiques, (...) ne plus se contenter de mettre les problèmes sur la table (mais) les résoudre". Daniel Muraz, le Courrier Picard, note "le gouvernement socialiste est de nouveau placé face à ses responsabilités."

Pour Bruno Dive (Sud-Ouest) le ministre du Redressement productif "ne pourra pas se contenter gérer les fermetures d'usines".

"Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a déclaré qu'il n'acceptait par le plan et qu'il annoncerait des mesures d'aides à la filière le 25 juillet. L'urgence le commande. Mais on attend bien davantage", annonce Yvan Drapeau dans la Charente Libre.

Hervé Favre (La Voix du Nord), avec une certaine ironie, écrit attendre "avec impatience (pour) voir quelle roue de secours le ministre sortira de son coffre..."

© 2012 AFP
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