Tweet de Valérie Trierweiler: Thomas Hollande affirme que ses propos ont été «déformés ou sortis de leur contexte»

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Publié le 13 juillet 2012.

POLITIQUE – Un article du «Point» indique qu'il estime que la compagne de son père «a détruit l'image normale» de ce dernier avec son fameux tweet de soutien à Olivier Falorni...

Thomas Hollande, fils aîné du chef de l'Etat, considère que Valérie Trierweiler, la compagne de son père, «a détruit l'image normale» qu'avait «construite» François Hollande, par son tweet de soutien à l'adversaire aux législatives de Ségolène Royal à La Rochelle, en Charente-Maritime, selon un article du magazine Le Point. Cependant, Thomas Hollande a fait savoir ce jeudi que les propos qui lui sont attribués ont été «déformés ou sortis de leur contexte».

Dans un message envoyé à la presse, il dément en effet avoir accordé une interview à l'hebdomadaire. «Les propos rapportés, dont certains sont sortis de leur contexte, ont été tenus lors d'une conversation informelle» avec la journaliste qui signe l'article, Charlotte Chaffanjon, écrit-il. Sur son compte Twitter, Charlotte Chaffanjon assure pour sa part: «C'est un article, ce n'est pas une interview. Aucun propos n'a été déformé.»

Dans son édition datée du 12 juillet, l'hebdomadaire relate une conversation avec Thomas Hollande, dans laquelle il évoque le tweet de Valérie Trierweiler encourageant dans l'entre-deux-tours Olivier Falorni, le dissident PS qui était opposé à Ségolène Royal, la mère des quatre enfants du Président. «Ce que je reproche au tweet, c'est d'avoir fait basculer la vie privée dans la vie publique», confie le jeune avocat de 27 ans. «Ca m'a fait de la peine pour mon père, il déteste tellement que l'on parle de sa vie privée. Ça a détruit l'image normale qu'il avait construite», ajoute-t-il.

Durant la campagne présidentielle, François Hollande a promis d'être «un président normal». Selon l'hebdomadaire, Thomas Hollande décrit un François Hollande «ahuri» par le tweet de sa compagne. «Je savais que quelque chose pouvait venir d'elle un jour, mais pas un si gros coup. C'est hallucinant», poursuit le fils aîné du Président, qui comme son frère et ses soeurs ne veut plus voir la journaliste. «C'est logique non? Et puis ce qui compte, c'est qu'on normalise les relations avec notre père», explique-t-il.

«Soit elle est journaliste, soit elle a un cabinet à l'Elysée»

Il a dîné en tête-à-tête avec ce dernier qui lui a demandé de «ne pas alimenter le feuilleton». En retour, assure l'hebdomadaire, François Hollande a promis qu'il s'exprimerait sur le tweet et clarifierait le rôle de la première dame. A ce propos dans l'entourage du Président, on estimait mardi probable que le chef de l'Etat réponde à des questions sur ce sujet lors de son interview télévisée du 14 juillet.

Pour Thomas Hollande, la situation actuelle «est un facteur d'instabilité... Soit elle est journaliste, soit elle a un cabinet à l'Elysée». «Et surtout, ajoute-t-il, pas de deuxième tweet!» Interrogé sur l'avenir politique de Ségolène Royal, il répond: «Ministre, pourquoi pas, dans quelques mois: en politique, on n'est jamais mort.»

Avec AFP
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