Présidence de l'UMP: Fillon démarre sa campagne et se veut "à l'écoute"

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Publié le 10 juillet 2012.

ORLEANS - Seul candidat officiel à la présidence de l'UMP, avant l'entrée en lice attendue de Jean-François Copé, François Fillon a démarré lundi sa campagne de terrain dans le Loiret en se voulant "à l'écoute" des militants qui choisiront leur chef en novembre.

Rencontre avec les élus, suivie d'une autre, sans la presse, avec une trentaine de militants à Orléans, puis visite d'une exploitation agricole, et enfin réunion publique à Fleury-les-Aubrais: l'ancien Premier ministre veut montrer qu'il prend le temps pour sa campagne et éviter de donner l'impression d'une visite-éclair pour les caméras.

Devant environ 200 militants, en fin de journée, le député de Paris a endossé le costume de candidat à la présidence de l'UMP.

"Je ne suis candidat contre personne (...) Le président de l'UMP c'était Nicolas Sarkozy", a-t-il prévenu, une précision que n'appréciera pas forcément Jean-François Copé, secrétaire général.

Avant de se prêter au jeu des questions-réponses, François Fillon a défendu le bilan de son mandat et attaqué avec virulence les débuts de François Hollande sur le plan économique, préférant tenir un discours de crise plutôt que de chauffer la salle.

"Je n'ai pas beaucoup l'habitude de m'exprimer de manière excessive", a-t-il lancé, disant préférer les "actes concrets" aux "discours violents". Et quand il s'agit de refuser une alliance avec le Front national, ce n'est pas au nom de la morale mais du sérieux économique.

"Jamais je n'accepterai le moindre accord avec un parti qui dit autant de bêtises", a-t-il lancé, tout en se voulant ferme sur la défense de "l'identité" française.

Comme chef du gouvernement, "mon rôle c'était de prendre des décisions (...). Aujourd'hui, mon rôle c'est d'aller écouter les militants pour construire avec eux un projet d'alternance", avait-il indiqué dans l'après-midi, après un premier échange avec des militants et avant de rencontrer des agriculteurs.

L'"écoute", le "dialogue", "prendre le temps"..., ces mots sont revenus comme un leitmotiv dans la bouche de Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, qui, avec Eric Ciotti, composaient le trio accompagnant l'ex-Premier ministre. Un trio censé représenter "le spectre idéologique de l'UMP", selon M. Wauquiez.

"Ce sera l'esprit de notre campagne. Du temps et de l'écoute", a promis Laurent Wauquiez, surtout à l'égard des 260.000 militants que revendique l'UMP et qui seront appelés à élire leur président en novembre.

Ces militants, "vigies du terrain et du bon sens", "il faut les remettre au coeur du parti", a prôné l'ancien ministre. Sans critiquer ouvertement la gestion de Jean-François Copé, il a plaidé pour "un fonctionnement différent".

"Les militants ne sont pas là que pour coller des affiches et faire la claque dans les meetings" mais "veulent retrouver de l'initiative, plutôt que d'avoir des instructions qui tombent d'en haut", a-t-il ajouté.

Chef du gouvernement, François Fillon a pu pendant cinq ans soigner sa stature d'homme d'Etat, mais pas forcément celle d'homme de terrain. Et les critiques ont fusé, au sein même de l'UMP, lorsqu'il a quitté la Sarthe, où il était député, pour se fixer à Paris dans la 2e circonscription.

"Contrairement à une idée reçue, il aime beaucoup le terrain", a corrigé M. Wauquiez. Tout comme Valérie Pécresse, l'ancien ministre a souhaité que la campagne interne soit la plus "équitable" possible.

Un avertissement, en quelque sorte, à Jean-François Copé, soupçonné d'utiliser le parti pour faire campagne.

"Il ne faut pas que les uns puissent avoir tous les moyens et les autres aucun moyen de faire campagne. Il ne faut pas que certains aient accès aux militants et d'autres se voient cet accès refusé", a prévenu Valérie Pécresse, tout en se disant certaine que des solutions seraient trouvées.

© 2012 AFP
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