Georges Tron, maire UMP de Draveil (Essonne), a été condamné vendredi pour diffamation par le juge des référés d'Evry, devant lequel il était assigné par Jacques et Philippe Olivier, qui étaient candidats (SE) contre lui aux législatives, a-t-on appris auprès du tribunal d'Evry.
Georges Tron, maire UMP de Draveil (Essonne), a été condamné vendredi pour diffamation par le juge des référés d'Evry, devant lequel il était assigné par Jacques et Philippe Olivier, qui étaient candidats (SE) contre lui aux législatives, a-t-on appris auprès du tribunal d'Evry. - Kenzo Tribouillard AFP

avec AFP

Georges Tron, maire (UMP) de Draveil (Essonne), a été condamné ce vendredi par le juge des référés d'Evry, devant lequel il était assigné pour diffamation par Jacques et Philippe Olivier, qui étaient candidats (SE) contre lui aux législatives, a indiqué le tribunal d'Evry. Georges Tron a annoncé ce vendredi après-midi avoir fait appel de cette décision.

Le juge a condamné le maire de Draveil «à faire cesser le trouble manifestement illicite causé à Monsieur Jacques Olivier et à Monsieur Philippe Olivier par la diffusion du tract intitulé "Message personnel de la part de Georges Tron" daté à Draveil du 7 mai 2012».

Tron dénonçait un «complot politique»

Georges Tron doit faire paraître un encart dans l'édition départementale du Parisien et retirer ce tract de son site Internet créé pour les élections législatives et qui était fermé vendredi après-midi, a constaté une journaliste de l'AFP. Dans ce tract de quatre pages daté du 7 mai 2012, le maire de Draveil avait mis en cause Jacques et Philippe Olivier, deux frères candidats contre lui aux législatives de juin, ainsi que deux autres adversaires (MoDem et DVD).

Il dénonçait un «complot politique» le visant et ayant, selon lui, conduit à sa mise en examen après les accusations de viols portées contre lui par deux anciennes employées municipales. La décision rendue vendredi devait initialement l'être mardi, après une audience qui s'est tenue le 15 juin.

Pour ce même tract, Georges Tron avait été poursuivi devant le tribunal correctionnel d'Evry par deux autres candidats aux élections législatives. Les recours avaient été rejetés par la justice. Philippe Olivier, beau-frère de Marine Le Pen, et son frère, qui était son suppléant, ont recueilli 0,02% des voix le 10 juin au premier tour des élections législatives. Au deuxième tour, Georges Tron, député sortant, a recueilli 43,25% des voix, laissant son siège à l'Assemblée au candidat PS et maire de Ris-Orangis (Essonne) Thierry Mandon.