La Cour des comptes inaugure «la séquence soupe à la grimace», estiment les éditorialistes

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Publié le 3 juillet 2012.

REVUE DE PRESSE - Le rapport rendu lundi au Premier ministre annonce que «ce n'est plus l'heure de la vie en rose», selon la presse de ce mardi, qui espère que Jean-Marc Ayrault saura trouver les mots pour faire passer l'amère pilule...

Le rapport de la Cour des comptes a apporté un «justificatif» opportun à la «séquence soupe à la grimace» que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault devrait annoncer mardi dans son discours de politique générale, estiment un grand nombre d'éditorialistes.

Après ce rapport, la gauche a «la responsabilité historique d'assumer le redressement financier de la France», affirme Vincent Giret dans Libération. Les chiffres fournis lundi par la Cour confirment que «le gouvernement Ayrault est au pied du mur» et «devra faire preuve de courage pour conduire à son terme la politique d'assainissement des finances publiques sans désespérer son électorat», renchérit Dominique Greiner dans La Croix.

«Il n'y a plus le choix»

Cet audit n'est «nullement un désaveu de la gestion écoulée» mais «s'apparente bien plutôt à un réquisitoire contre le programme socialiste», persifle Gaëtan de Capèle dans Le Figaro. Les experts de la Cour apportent «sur un plateau le justificatif qui aidera à faire passer la potion indigeste que Jean-Marc Ayrault a d'ailleurs commencé à administrer» et «proposent, clés en mains, le mode d'emploi de la rigueur», assure Paul Burel dans Ouest-France. Ils disent ainsi clairement au gouvernement: «Il n'y a plus le choix.»

C'est précisément ce que récuse Patrick Apel-Muller dans L'Humanité, qui propose un «antidote à l'austérité». «La droite a accru la dette du pays de 900 milliards d'euros... pour alléger la fiscalité des plus fortunés, consentir de mirifiques cadeaux aux entreprises et nourrir la fournaise des marchés financiers», s'emporte l'éditorialiste du quotidien communiste. «Tout cela se paie, nous disent aujourd'hui les bons apôtres de l'austérité, et c'est au menu peuple des villes et des campagnes qu'ils entendent présenter l'addition.»

Pour Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain, le «rapport de la Cour des comptes constitue le lever de rideau de la séquence soupe à la grimace» mais «le pire reste encore à venir en 2013». «Ce n'est plus l'heure de la vie en rose», ironise Ivan Drapeau dans La Charente Libre, et Jean-Marc Ayrault devra «trouver la force des mots pour contrer le poids implacable des chiffres». Pourtant, avertit Jean-Pierre Ténoux de L'Est Républicain, pour faire passer l'amère pilule, le Premier ministre devra impérativement faire en sorte «que la rigueur annoncée soit juste».

© 2012 AFP
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