Pour Ayrault, «c'est le moment d'engager les grandes réformes structurelles»

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Publié le 1 juillet 2012.

POLITIQUE - Le Premier ministre ne détaille pas ces réformes, mais promet qu'il «n'attendra pas trois ans pour le faire»...

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, explique dans Le Journal du Dimanche, que «c'est le moment d'engager les grandes réformes structurelles dont la France a besoin» et promet qu'il «n'attendra pas trois ans pour le faire». Deux jours avant son discours de politique générale devant les députés, le Premier ministre affirme qu'il tiendra «un langage de vérité», qu'il «faudra faire des efforts, des efforts justes et efficaces».

«Nous vivons, dit-il une époque nouvelle, les circonstances ressemblent à la fin des Trente Glorieuses, après le choc pétrolier». «Est-ce que notre pays va amorcer un irréversible déclin ou est-ce qu'il se redresse et se mobilise?», poursuit le Premier ministre, pour qui «c'est le moment d'engager les grandes réformes structurelles dont la France a besoin». Il ne détaille pas ce que pourraient être ces réformes, mais promet qu'«on n'attendra pas trois ans pour le faire».

«La France n'est pas fichue, elle a un avenir»

Jean-Marc Ayrault «veut mobiliser le pays», «réussir la modernisation de l'Etat, qu'il soit plus stratège, plus garant de l'intérêt des citoyens, décentralisateur», et veut «associer les territoires et le Parlement». Il reconnaît que «la voie est étroite», qu'il faut que le pays «se retrouve autour d'objectifs économiques et sociaux et autour de valeurs». «Je veux remettre la France en mouvement, la France n'est pas fichue, elle a un avenir», affirme-t-il.

S'agissant de son discours de politique générale, le Premier ministre souligne qu'il ne va «pas révéler aux Français un nouveau programme», car sa «feuille de route c'est le projet de François Hollande (...) précis, travaillé, chiffré». «C'est le réalisme de gauche», dit-il.

«Il faut faire des efforts et des choix»

Jean-Marc Ayrault fait valoir que son «objectif, c'est le choix de la confiance contre le renoncement (...), celui des solutions». «Il faut faire des efforts et des choix: nous ferons des économies dans les dépenses, mais elles seront justes et pas aveugles», dit-il. Il promet qu'il y aura «moins de lois, mais de bonnes lois», et dit vouloir «mettre en place la démocratie sociale».

Parlant de lui, le Premier ministre dit qu'il n'est «pas quelqu'un qui saute sur les gens en tapant sur l'épaule», «mais (qu'il) aime les gens». «Ma femme et moi venons d'un monde normal, modeste, je ne veux pas vivre dans une bulle», ajoute le Premier ministre, qui vit à Matignon.

© 2012 AFP
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