Claude Bartolone a été désigné candidat des députés socialistes à la présidence de l'Assemblée le 21 juin 2012. Bruno Le Roux, à ses côtés, a lui été élu président du groupe PS.
 Claude Bartolone a été désigné candidat des députés socialistes à la présidence de l'Assemblée le 21 juin 2012. Bruno Le Roux, à ses côtés, a lui été élu président du groupe PS. - P. Wojazer/ REUTERS

avec AFP

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), élu cette semaine, a décidé de baisser son indemnité de 30% dans la ligne des décisions du président François Hollande et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault dans ce domaine.

«Le Sénat a décidé de diminuer la prime du président de 30%, je vais faire la même chose et à l'euro près, j'aurai la même indemnité que mon ami Jean-Pierre Bel», a annoncé Claude Bartolone vendredi en sortant d'un déjeuner à l'Assemblée avec le président du Sénat (PS).

Jean-Pierre Bel a mis en avant «le devoir d'exemplarité». «Cela ne signifie pas tomber dans je ne sais quel misérabilisme qui d'une certaine manière pourrait rabaisser la fonction», a-t-il précisé. «Tout ce qui peut paraître excessif par rapport à une règle de vie, pour des responsables politiques, il nous faut l'identifier et le supprimer», a-t-il dit.

Réserve d'environ 120.000 euros

Le président PS du Sénat élu à l'automne 2011 a engagé une série de mesures d'économie portant notamment sur le train de vie des élus (voyages, voitures, indemnités, forfaits taxis, transports, informatique). Les crédits de réception et de représentation ont ainsi été réduits de 30 % soit 140.000 euros par an.

Son prédécesseur, Gérard Larcher, avait procédé à une baisse de 30% de son indemnité. Début 2012, Jean-Pierre Bel a proposé que son indemnité soit diminué de 3% supplémentaire.

Jean-Pierre Bel a décidé la répartition de la totalité de la réserve parlementaire du Sénat (58 millions d'euros) aux groupes politiques proportionnellement à leur représentativité. Précédemment, 17,5% du total était réservé au président du Sénat, au président et au rapporteur de la commission des Finances. Jean-Pierre Bel indique disposer dorénavant d'une réserve équivalente à celle d'un sénateur de base (environ 120.000 euros).