Paris a estimé jeudi que "les choses vont bien entre les Français et les Allemands" même s'il existe encore des "sujets de discussion", au lendemain d'une rencontre entre François Hollande et Angela Merkel et à quelques heures d'un sommet censé apporter le salut à l'Europe.
Paris a estimé jeudi que "les choses vont bien entre les Français et les Allemands" même s'il existe encore des "sujets de discussion", au lendemain d'une rencontre entre François Hollande et Angela Merkel et à quelques heures d'un sommet censé apporter le salut à l'Europe. - Bertrand Langlois afp.com

© 2012 AFP

Paris a estimé jeudi que "les choses vont bien entre les Français et les Allemands" même s'il existe encore des "sujets de discussion", au lendemain d'une rencontre entre François Hollande et Angela Merkel et à quelques heures d'un sommet censé apporter le salut à l'Europe.

"Les choses vont bien entre les Français et les Allemands, nous essayons de construire un compromis solide, qui ne peut pas se construire sur des ambiguïtés", a expliqué jeudi matin sur iTélé le ministre délégué aux Affaires européenne, Bernard Cazeneuve.

"Il existe des points de convergence, nous avons beaucoup progressé, il existe encore des sujets de discussions, ils ont été traités par le président de la République et la chancelière hier et la discussion va se poursuivre aujourd'hui à 27", a-t-il ajouté.

François Hollande et Angela Merkel se sont retrouvés mercredi soir à Paris et ont affiché leur volonté d'"approfondir l'union économique et monétaire, demain politique", pour préparer le sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles.

"Compte tenu de la gravité de la crise, ce sommet revêt une importance particulière (...) et nous espérons qu'au terme de ce sommet il y aura des décisions qui permettront de faire progresser l'Europe sur le chemin de la solidarité et de l'efficacité de ses instruments financiers", a indiqué le ministre.

"Nous Français, nous sommes favorables comme nos amis allemands à davantage d'intégration politique, mais il faut que cela soit adossé à des mesures très concrètes en faveur de la croissance, de la régulation bancaire, de la régulation des marchés", a-t-il souligné.

Mme Merkel a réaffirmé mercredi son opposition à toute forme de mutualisation de la dette en zone euro tant que les possibilités de "contrôle et d'intervention" sur les budgets des uns et des autres n'auront pas été renforcées.

Mais si l'idée de plus d'intégration semble faire son chemin, elle reste pour beaucoup une considération de second plan au regard de l'acuité de la crise, alors que l'Espagne et l'Italie sont plus que jamais dans la tempête.