Info 27 juin : La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a affirmé mercredi que les armes oubliées à Rio étaient uniquement celles de «rechange».
Un malencontreux oubli. Les membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) ont laissé à Paris leurs armes pour la protection rapprochée de François Hollande lors du sommet de Rio, a-t-on appris mardi de source proche du dossier, confirmant une information du Canard Enchaîné.
Lorsque des policiers ou des gendarmes se déplacent à plusieurs pour assurer la protection d'une haute autorité de la République, ils emportent avec eux leurs armes dans une mallette sécurisée. A leur arrivée, ces armes sont présentées aux autorités locales. Au moment du départ, ces autorités vérifient également que ces armes repartent bien dans leur pays d'origine.
En arrivant à Rio le 19 juin, les membres du GSPR se sont aperçus que la mallette contenant six armes de poing était restée à l'Elysée et, comme l'écrit Le Canard Enchaîné, la protection du chef de l'Etat «s'est faite à mains nues». «De mémoire de flic, c'est une première», a confié un membre du GSPR à l'hebdomadaire satirique.
Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, a toutefois assuré ce mercredi que, malgré l’oubli des armes à Paris, François Hollande était accompagné d’hommes armés. «L'ensemble des officiers qui accompagnaient le président de la République étaient armés et pas à mains nues, contrairement à ce qui a été prétendu», a-t-elle déclaré lors du compte rendu du conseil des ministres.
Après enquête, le policier responsable de cet oubli a dû quitter le GSPR, non pas à cause de cette erreur, mais parce qu'il aurait tenté de faire porter la responsabilité à un autre membre du GSPR. Le fonctionnaire en question était déja en service sous Nicolas Sarkozy. Mais «ce n'était ni prémédité, ni intententionnel», a assuré un de ses collègues.
Un sac contenant «des armes d'appoint uniquement» est bien «resté à l'Elysée», a raconté Najat Vallaud-Belkacem. «C'est vrai qu'il a été laissé de côté, c'est vrai que cela a été considéré comme une faute grave de la part de l'officier qui en était responsable, et donc la commissaire divisionnaire l'a renvoyé à son retour», a ajouté la porte-parole.