Les agents chargés de la protection de François Hollande à Rio avaient oublié leurs armes à Paris

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Publié le 27 juin 2012.

SECURITE - Najat Vallaud-Belkacem assure que le Président était toutefois accompagné d'officiers armés et n'a pas été protégé «à mains nues»...

Info 27 juin : La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a affirmé mercredi que les armes oubliées à Rio étaient uniquement celles de «rechange».

Un malencontreux oubli. Les membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) ont laissé à Paris leurs armes pour la protection rapprochée de François Hollande lors du sommet de Rio, a-t-on appris mardi de source proche du dossier, confirmant une information du Canard Enchaîné.

Lorsque des policiers ou des gendarmes se déplacent à plusieurs pour assurer la protection d'une haute autorité de la République, ils emportent avec eux leurs armes dans une mallette sécurisée. A leur arrivée, ces armes sont présentées aux autorités locales. Au moment du départ, ces autorités vérifient également que ces armes repartent bien dans leur pays d'origine.

«De mémoire de flic, c'est une première»

En arrivant à Rio le 19 juin, les membres du GSPR se sont aperçus que la mallette contenant six armes de poing était restée à l'Elysée et, comme l'écrit Le Canard Enchaîné, la protection du chef de l'Etat «s'est faite à mains nues». «De mémoire de flic, c'est une première», a confié un membre du GSPR à l'hebdomadaire satirique.  

Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, a toutefois assuré ce mercredi que, malgré l’oubli des armes à Paris, François Hollande était accompagné d’hommes armés. «L'ensemble des officiers qui accompagnaient le président de la République étaient armés et pas à mains nues, contrairement à ce qui a été prétendu», a-t-elle déclaré lors du compte rendu du conseil des ministres. 

Le policier responsable a dû quitter le GSPR

Après enquête, le policier responsable de cet oubli a dû quitter le GSPR, non pas à cause de cette erreur, mais parce qu'il aurait tenté de faire porter la responsabilité à un autre membre du GSPR. Le fonctionnaire en question était déja en service sous Nicolas Sarkozy. Mais «ce n'était ni prémédité, ni intententionnel», a assuré un de ses collègues.

Un sac contenant «des armes d'appoint uniquement» est bien «resté à l'Elysée», a raconté Najat Vallaud-Belkacem. «C'est vrai qu'il a été laissé de côté, c'est vrai que cela a été considéré comme une faute grave de la part de l'officier qui en était responsable, et donc la commissaire divisionnaire l'a renvoyé à son retour», a ajouté la porte-parole.

E.O. avec AFP
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