Assemblée: Les députés EELV n'ont pas voté Bartolone en signe de protestation

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Publié le 26 juin 2012.

POLITIQUE - Car les députés socialistes n'ont pas souhaité laisser à un écologiste la présidence de la commission du Développement durable...

Encore un couac entre socialistes et écologistes à l’Assemblée alors que la première session n’a même pas débutée. Réunis ce mardi matin à l’Assemblée, le groupe socialiste devait se mettre d’accord sur les candidats pour les présidences des huit commissions, sachant que celle des Finances est réservée à un membre de l’opposition depuis 2007. La présidence de la Commission de développement durable devait échoir à un écologiste et Denis Baupin tenait la corde. Mais au moment d’en débattre, les esprits se sont échauffés: pas question de laisser un poste si prestigieux à un groupe qui ne «pèse» que 16 députés à l’Assemblée, comme le raconte le député socialiste Marcel Rogemont sur Twitter

Du coup, l’heureux élu est un inconnu, Jean-Paul Chanteguet, élu de l’Indre. Et les socialistes proposent à leurs alliés la présidence de la commission des Affaires européennes, une instance en marge des huit commissions de l’Assemblée.

En mesure de rétorsion, les écologistes ont décidé de voter blanc pour l’élection du président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone.  «Au vu du mode de gestion de la majorité, nous votons blanc», a expliqué François de Rugy, à l’issue du vote. Symbolique avant tout, puisque le PS a la majorité absolue à l’Assemblée et le député de Seine-Saint-Denis a été élu au perchoir avec 298 voix. 

« Si le PS veut la jouer tout seul, la majorité ne tient qu’à un fil»

«Nous ne sommes pas là pour exécuter les ordres du PS toujours tenté par l’hégémonie», a tancé Noël Mamère. Pour Denis Baupin, il s’agit d’«un accord non respecté». Sur LCP, François de Rugy, co-président du groupe EELV, dit sa colère et prévient: «Le PS aurait tort de penser qu’il peut gérer pendant tout un mandat une majorité à l’Assemblée nationale tout seul. S’il veut la jouer tout seul, la majorité ne tient qu’à un fil». Il y a un «enchaînement de signaux, de la part du PS, de fermeture à l'écologie et donc aux écologistes», a encore ajouté le député de la Loire-Atlantique, qui ne désespère pas de faire changer d’avis les socialistes d’ici jeudi, jour du vote sur les présidences. Toujours sur LCP, Barbara Pompili a ajouté: «Nous avons montré notre mauvaise humeur, mais nous sommes toujours dans une optique de dialogue pour essayer de sortir de tout ça par le haut».

C’est déjà le deuxième accroc pour la majorité présidentielle. La semaine dernière, Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, avait expliqué abruptement que les députés EELV aurait «la liberté de réflexion mais pas la liberté de vote», braquant dans la foulée les députés EELV.

M.P.
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