Daniel Cohn-Bendit livre une violente charge contre Cécile Duflot et EELV, parti à «l'image détestable»

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Publié le 22 juin 2012.

POLITIQUE - La secrétaire nationale du parti est décrite comme une «chef de clan» qui «impose l'intérêt de ses pairs comme l'intérêt commun»...

Daniel Cohn-Bendit livre, dans un entretien à Libérationun réquisitoire très dur contre Europe Ecologie-Les Verts, tout en menaçant de quitter le parti.

«On existe à l'Assemblée, au Sénat et au gouvernement, mais plus dans la société. Nos succès institutionnels ne sont pas accompagnés, bien au contraire, d'une dynamique citoyenne. Notre image est devenue détestable. Nous avons échoué là où on voulait redonner espoir en faisant de la politique autrement. Aujourd'hui, nous incarnons souvent l'insoutenable légèreté de l'arrivisme», assène «Dany» dans cet entretien.

«Le plus détestable a été la course aux maroquins ministériels»

Daniel Cohn-Bendit, régulièrement critique contre sa formation, souligne le comportement de la secrétaire nationale d'EELV - qui quitte ses fonctions ce vendredi: «Quand on (la) voit par exemple, dans un documentaire, brandir son stylo en jurant qu'elle ne signera jamais un accord avec le PS sans la sortie du nucléaire, et qu'évidemment on le signe quand même car c'est un bon accord, cela est dévastateur.»

«Le plus détestable a été la course aux maroquins ministériels, y compris chez mes propres amis», lance-t-il, alors que Cécile Duflot ou le patron des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé avaient fait amende honorable, quelques jours avant l'annonce du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault, pour «l'image de chasse aux portefeuilles» qu'ils avaient donnée, selon les mots de Vincent Placé.

Placé, «trop occupé à trouver un ministère»

«Chef de clan, elle impose l'intérêt de ses pairs comme l'intérêt commun», poursuit Daniel Cohn-Bendit à l'égard de Cécile Duflot.

Il reconnaît toutefois à Cécile Duflot «une capacité hors du commun à s'imposer dans l'organisation» et lui décerne un satisfecit pour sa défense de la dépénalisation du cannabis: «Je l'ai défendue. J'ai été un des rares à monter résolument au créneau.» Et «Dany» de tacler Jean-Vincent Placé, proche de Cécile Duflot, qui ne l'a selon lui pas défendue, «trop occupé qu'il était à trouver un ministère».

E.O. avec AFP
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