Le candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a été mis en examen ce jeudi à Paris pour injure envers la présidente du Front national, Marine Le Pen, pour l'avoir traitée de fasciste, a annoncé l'élu de la gauche radicale.

Cette poursuite, qui est quasi automatique en la matière, devrait donner lieu à un procès dans un délai encore inconnu.

Pas une injure, selon Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon avait réagi en novembre 2011 à des sondages plaçant Marine Le Pen peut-être en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2012. La phrase qu'il aurait prononcée pour mettre en doute cette hypothèse - telle que la vise Marine Le Pen en s'appuyant sur la presse - est : «Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d'avoir un fasciste à sa tête?»

Jean-Luc Mélenchon a dit aux journalistes à la sortie du bureau du juge qu'il n'avait pas exactement prononcé cette phrase mais ne refusait ni ne retirait le mot «fasciste», qui selon lui ne constitue pas une injure. «C'est très typique de l'attitude du FN qui ne cesse de dénoncer les syndicats comme corrompus, vendus au patronat, etc. J'estime donc que personne n'a à se sentir injurié dès lors qu'il est l'objet d'une caractérisation», a-t-il expliqué.

Les deux rivaux vont s'affronter aussi devant les tribunaux nordistes où Jean-Luc Mélenchon a cité directement Marine Le Pen pour de faux tracts distribués durant la campagne des élections législatives, imputés au FN et le caricaturant en nazi.