L'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand, proche de François Fillon, a annoncé mardi sur RTL sa candidature à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale face au président sortant, Christian Jacob, proche de Jean-François Copé.
L'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand, proche de François Fillon, a annoncé mardi sur RTL sa candidature à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale face au président sortant, Christian Jacob, proche de Jean-François Copé. - Mehdi Fedouach afp.com

E.O.

La guerre des chefs à l'UMP va commencer à l'Assemblée. L'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand, proche de François Fillon, a annoncé ce mardi sur RTL sa candidature à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale face au président sortant, Christian Jacob, proche de Jean-François Copé.

 «Il y a une nouvelle donne politique» après la défaite nette de l'UMP aux élections législatives, «et je pense qu'il faut qu'il y ait aussi un changement pour ce groupe UMP. La majorité, l'opposition, ce n'est pas la même chose», a déclaré Xavier Bertrand, réélu d'extrême justesse dimanche député de l'Aisne avec 50,25% des voix. 

«Il faut qu'il y ait un code de bonne conduite»

«Il va falloir que nous soyons une opposition combative, résolue, qui sache aussi prendre en compte l'intérêt général. Et l'esprit de responsabilité, ça compte», a-t-il ajouté. «Et puis il faudra aussi donner toute leur place à chacun des députés, qu'il soit expérimenté ou qu'il soit nouveau. C'est un challenge qui me passionne», continué Xavier Bertrand qui a mis en avant son «expérience de ministre».

Interrogé sur sa rivalité avec Christian Jacob, le député de l'Aisne a répondu: «Qu'il y ait des ambitions dans une formation politique, c'est légitime, et d'ailleurs, il faut que l'on dépassionne les choses. Il ne faut pas qu'il y ait de complexe de la démocratie interne au sein de l'UMP». Mais «il faut que ça se passe bien, il faut qu'il y ait un code de bonne conduite, pas seulement sur le papier», a-t-il prévenu.

Election mercredi matin

L'ex-ministre Hervé Gaymard s'est lui aussi porté candidat, lundi. Le député de Savoie, de sensibilité gaulliste, entend être un «président impartial et attentif», un «pôle de stabilité, d'opposition det de reconstruction». Il avait déjà échoué à se faire élire à ce poste en 2010, face à Christian Jacob. Jean Leonetti, député des Alpes-Martimes, pourrait également se déclarer candidat.

L'élection du président du groupe UMP est programmée mercredi matin.