Copé, futur candidat à la présidence de l'UMP, se défend d'être "agressif"

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Publié le 18 juin 2012.

PARIS - Jean-François Copé, pas encore officiellement candidat à la présidence de l'UMP, se prépare activement à cette bataille et essaie de polir son image d'homme jugé parfois trop cassant en assurant ne pas être "quelqu'un d'agressif" dans un entretien à L'Express daté de mercredi.

Le secrétaire général de l'UMP admet que sa fonction l'a conduit, pendant les campagnes de la présidentielle et des législatives, "à être sur la forme et le ton parfois un peu excessif par rapport à ce qu'(il) est fondamentalement".

Dans le match qui va l'opposer dans les prochains mois pour la présidence de l'UMP à François Fillon, M. Copé est pour l'instant dominé par son rival dans les enquêtes d'opinion auprès des Français et des sympathisants de droite. Mais ce sont les seuls militants UMP qui voteront pour le président du parti.

Cherchant visiblement à polir son image, le député de Seine-et-Marne note que "l'image que renvoie la télévision est souvent réductrice" et "ne permet pas de montrer chacun dans sa profondeur, sa sensibilité, la réalité de sa psychologie, son humanité". "Je ne suis pas quelqu'un d'agressif", insiste-t-il.

"Ce qui me définit le mieux, je crois, c'est mon engagement à Meaux", ville dont M. Copé est maire depuis 1995. "A Paris, j'ai l'image de celui qui doit animer une équipe, qui doit parfois être au devant de ses troupes pour mener des combats difficiles mais la principale partie de ma vie, c'est ma mission d'élu local à Meaux", ajoute-t-il.

Invité à dire ce qui le distingue de François Fillon, qui veut comme lui être le chef de l'opposition, Jean-François Copé insiste sur leurs parcours et tempéraments "très différents".

"Notre histoire électorale n'est pas la même (...) Il a été élu de la Sarthe et maintenant du VIIe arrondissement de Paris. Je suis élu de Meaux", lâche-t-il avant d'ajouter que, de par son implantation meldoise, il est "très sensible à la question sociale" et a "une très longue expérience des quartiers sensibles comme de la France +rurbaine+ et rurale".

Fort de ses cinq années passées à Matignon, M. Fillon n'est-il pas plus légitime pour diriger l'UMP ? "La seule légitimité qui vaille, c'est celle que confère le vote des militants. Il y aura certainement plusieurs candidats et les militants choisiront", répond M. Copé.

Il pense "bénéficier du soutien de (ses) amis politiques au sein de l'UMP". "J'ai toujours fait l'objet d'un soutien total du bureau politique (...) C'est bien qu'il doit y avoir quelque part une adhésion à la ligne que je propose depuis 18 mois".

S'il ne se voit pas en héritier de Nicolas Sarkozy, M. Copé assure avoir "besoin de lui" et "parler beaucoup" avec l'ex-président. Il y aura "une réflexion approfondie" à mener sur le bilan du quinquennat mais Jean-François Copé "n'acceptera jamais que cet exercice se transforme en règlement de comptes".

Il a déjà défini les mots-clefs autour desquels il entend articuler son projet pour l'UMP: "la générosité" -du social mais pas de "l'assistanat"-, "le courage" des "décisions difficiles", notamment sur le plan économique, et "la fermeté" dans les domaines régaliens.

© 2012 AFP
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