Assemblée: la bataille pour le perchoir est lancée

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Publié le 19 juin 2012.

PARIS - La bataille pour le perchoir au sein du PS a été lancée lundi par l'officialisation des candidatures de Claude Bartolone et de Jean Glavany tandis que Elisabeth Guigou a fait part de sa "disponibilité" relançant l'hypothèse d'une femme présidente de l'Assemblée nationale.

Après l'échec de Ségolène Royal à La Rochelle dimanche soir, le scénario d'une femme au perchoir, une première et un symbole fort ayant la faveur du président François Hollande, semblait en effet s'être envolé.

Claude Bartolone, député depuis 1981, a lancé les hostilités lundi matin, se présentant comme ayant "le profil" et "la densité politique", citant pêle-mêle Laurent Fabius ou Philippe Seguin parmi ses modèles de président.

Elisabteh Guigou '"disponible"

A pas plus feutrés, Elisabeth Guigou, aussi députée de Seine-Saint-Denis, ex ministre du gouvernement Jospin n'a pas franchi le rubicon de la candidature mais s'est juste dite "disponible".

"Je souhaite avoir des responsabilités au bureau de l'Assemblée nationale, et si c'était la plus haute qui m'était confiée, ce serait évidemment un grand honneur pour moi de l'assumer, mais il faut qu'il y ait un dispositif collectif", a-t-elle fait valoir en fin de matinée à l'Assemblée.

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a affirmé qu'une femme présidente de la nouvelle Assemblée nationale "ce serait bien", assurant qu'en tout état de cause il n'y aurait pas de "bataille de chiffonniers" entre socialistes pour le "perchoir".

Lui aussi candidat officiellement, Jean Glavany, a affirmé lundi qu'il se serait lancé dans la course même face à Ségolène Royal. Il a par ailleurs souligné "ne pas croire une seconde" que le président François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault "se mêlent" de cette élection.

Le député des Hautes-Pyrénées, ancien collaborateur de François Mitterrand, se présente en tant que parlementaire "investi".

"Elisabeth Guigou a été une ministre du gouvernement Jospin. Elle a beaucoup de poids, et puis c'est une femme", a plaidé auprès de l'AFP le député Pierre-Alain Muet, un ancien du cabinet Jospin à Matignon.

Pour le député Jean-Jacques Urvoas, pas de doute "cela se jouera entre Elisabeth Guigou et Claude Bartolone", qui ont tous les deux des arguments à faire valoir.

Ce député du Finistère ne croit pas du tout que Marylise Lebranchu, aussi élue du Finistère mais nommée au gouvernement, veuille faire acte de candidature.

Le suspense peut durer jusqu'à jeudi

Le nom de Mme Lebranchu, malgré son démenti la semaine dernière, circulait encore lundi dans les couloirs de l'Assemblée, comme un recours "femme" plus consensuel, selon certains, que Mme Guigou. Cette dernière, qui ne s'en laisse pas compter, passe parfois pour être trop tranchante.

MM. Muet et Urvoas soulignent tous deux qu'une réunion d'accueil prévue mardi pour les députés PS permettra de prendre la température, car le groupe va compter plus d'une centaine de nouveaux arrivants.

Le suspense peut durer jusqu'à jeudi, jour d'élection à la présidence du groupe PS et de la désignation du candidat pour le perchoir.

Tous les groupes présentent un candidat mais c'est au sein du PS, fort de sa majorité absolue (314 députés) que sera choisi le titulaire de ce poste prestigieux.

La présidence du groupe PS semble pour l'instant acquise au député de Seine-Saint-Denis Bruno Le Roux. Ce fidèle de François Hollande ne semble pas avoir de concurrent. "Tout le monde a en tête Bruno Le Roux", a assuré M. Muet. Philippe Martin, député du Gers, partisan de Martine Aubry, s'est "donné jusqu'à mardi" pour réfléchir à une éventuelle candidature à ce poste.

Car en arrière plan, un mécano complexe de répartition des postes se met en place, présidences de commission, questures, vice-présidences...

Jean-Jacques Urvoas a d'ores et déjà affirmé à l'AFP qu'il se portait candidat à la présidence de la commission des Lois, et rapporte que Jean Launay souhaite être questeur. Selon une source parlementaire, Patrick Bloche voudrait la présidence de la commission des Affaires culturelles.

Guillaume Garot, député de la Mayenne, est candidat à la présidence de la commission de la Défense.

© 2012 AFP
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