Le ministre du Travail français Michel Sapin dément dans un entretien publié lundi avoir rendu visite à Liliane et André Bettencourt, alors que l'avocat de l'ex président Nicolas Sarkozy a indiqué ce week-end avoir lu un témoignage accréditant une telle visite.
Le ministre du Travail français Michel Sapin dément dans un entretien publié lundi avoir rendu visite à Liliane et André Bettencourt, alors que l'avocat de l'ex président Nicolas Sarkozy a indiqué ce week-end avoir lu un témoignage accréditant une telle visite. - Bertrand Guay afp.com

avec AFP

Le ministre du Travail français Michel Sapin dément dans un entretien publié ce lundi avoir rendu visite à Liliane et André Bettencourt, alors que l'avocat de l'ex président Nicolas Sarkozy a indiqué ce week-end avoir lu un témoignage accréditant une telle visite.

«Je n'ai jamais mis les pieds chez les Bettencourt. Je ne sais même pas où se trouve leur domicile», a déclaré le ministre au quotidien Le Parisien. Michel Sapin indique avoir vu lui aussi son nom cité dans un article du Monde (au mois de mai, ndlr), évoquant des propos de Pascal Bonnefoy, ancien majordome de l'octogénaire, évoquant des visites de personnalités comme l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy et Michel Sapin, ministre des Finances entre avril 1992 et mars 1993.

Un entretien à Bercy

Michel Sapin explique qu'à l'époque, André Bettencourt, l'époux de Liliane Bettencourt, craignait une OPA de Nestlé sur l'Oréal. «Je l'ai vu une fois, au cours de l'année 1992, à la demande de Pierre Bérégovoy, l'entretien s'est déroulé à Bercy. C'est la seule fois que j'ai rencontré cet homme», dit-il.

Le ministre estime ainsi que le majordome a pu croire à une visite en voyant son nom noté dans l'agenda d'André Bettencourt au côté de celui de l'ex-Premier ministre et assure cependant qu'il n'a «jamais mis les pieds» chez l'époux de l'héritière de l'Oréal.

L'ex-trésorier de la campagne présidentielle de la socialiste Ségolène Royal en 2007 insiste aussi sur l'impossibilité de rendez-vous en 2007, année durant laquelle les Bettencourt auraient pu financer des campagnes politiques - un aspect qui donne également lieu à des investigations judiciaires - notamment dans le cadre de la présidentielle, car Pierre Bérégovoy était alors «mort depuis longtemps».

Une interview au JDD

Au passage, Michel Sapin écorne la possible coutume «des dons en liquide» de l'UMP. «A droite l'habitude d'avoir des donateurs correspond à une tradition ancienne», ajoute-t-il.

L'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, qui a envoyé spontanément au juge bordelais Jean-Michel Gentil l'agenda 2007 de son client, se demandait dimanche dans une interview au JDD qui a révélé cet envoi «quel serait d’ailleurs l’éventuel problème d’avoir rencontré André Bettencourt?» pour Nicolas Sarkozy. Il ajoutait : «J’ai aussi lu que d’autres hommes politiques, comme Michel Sapin, par exemple, se seraient rendus chez les Bettencourt».