En meeting à Paris, Aubry et Ayrault sonnent la mobilisation, par-delà la polémique du tweet

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Publié le 14 juin 2012.

PARIS - Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont appelé à la mobilisation mercredi soir lors d'un dernier meeting commun à J-4 du deuxième tour des législatives, mettant en garde contre l'abstention face à la poussée du FN et dénonçant des "petits arrangements" entre l'extrême droite et l'UMP.

Devant quelque 1.500 personnes réunis au Zénith de Paris (2.500 selon les organisateurs), le Premier ministre et la première secrétaire du PS ont soigneusement évité d'évoquer la polémique autour du tweet de Valérie Trierweiler contre Ségolène Royal.

Dans la journée, M. Ayrault commme Mme Aubry avaient pris soin d'apporter de nouveau leur soutien à l'ex-candidate à la présidentielle, le Premier ministre demandant fermement au rival dissident socialiste, Olivier Falorni, de se désister en faveur Mme Royal.

Ce terrain étant déminé, ils ont concentré leurs discours sur la nécessaire mobilisation des électeurs de gauche dimanche prochain pour donner une large majorité au gouvernement. Soulignant le risque FN, ils ont dénoncé en choeur la règle "ni Front national, ni Front républicain" édictée par l'UMP.

"C'est une équivalence coupable à laquelle les dirigeants de l'UMP se sont livrés", a déclaré Mme Aubry. Mais avec ce "ni-ni", l'UMP "ne récoltera dimanche prochain que le +et, et+: et la défaite et le déshonneur", a ajouté la première secrétaire du PS en évoquant des "petits arrangements de désistements réciproques" entre le FN et l'UMP.

Pour une majorité large

M. Ayrault a lui aussi appelé à la mobilisation pour donner "une majorité large, cohérente et solidaire" à François Hollande et lui permettre de "tenir ses engagements".

"Rien n'est joué, les législatives précédentes l'ont prouvé, de nombreux sièges peuvent se jouer à quelques dizaines de voix. Il faut mobiliser, mobiliser, mobiliser pour convaincre jusqu'à la dernière heure", a-t-il martelé.

Il s'en est pris lui aussi à l'attitude de l'UMP traitant ses responsables de "Tartuffe et d'hypocrites" engagés dans "des positions de plus en plus extrémistes"

"L'UMP court derrière" le FN "sans savoir qu'elle se précipite dans la gueule du loup", a-t-il lancé.

Au vu de son avance le 10 juin, où elle a totalisé 46,77% des voix contre 34,07% à la droite et 13,6% au FN, la gauche est en mesure d'obtenir une majorité absolue à l'Assemblée, le PS pouvant même espérer l'obtenir seul.

Mais ce scénario pourrait être perturbé par l'affaire du tweet de la Première dame qui a suscité un vif émoi en apportant son soutien à Olivier Falorni alors que François Hollande avait apporté son soutien à son ex-compagne.

Selon le politologue Frédéric Dabi (Ifop), c'est toutefois peu probable. "Il n'y aura pas de conséquence sur le rapport de force aux législatives" au niveau national. L'effet, selon lui, devrait être "nul", hormis peut-être dans la 1ère circonscription de La Rochelle, mais sans savoir dans quel sens.

Au secours de Royal

M. Ayrault qui dès mardi était venu à la rescousse de Ségolène Royal en affirmant la soutenir "à fond", a haussé le ton mercredi dans une déclaration à l'AFP, en demandant explicitement à M. Falorni de se désister. Alors que l'Elysée est resté muet sur cette affaire, il a aussi fermement conseillé à la Première dame de conserver "un rôle discret".

Plusieurs responsables PS ont aussi critiqué mercredi la "faute" de Valérie Trierweiler, alors que la droite brocardait cet événement hypermédiatisé comme un "vaudeville" au sommet de l'Etat.

Mardi, à La Rochelle, Martine Aubry venue soutenir son ex-rivale du congrès de Reims en compagnie de la dirigeante d'EELV Cécile Duflot, a souligné la bonne entente entre les socialistes et leurs partenaires.

De fait, il reste très peu de cas de dissidences à gauche pour le deuxième tour. Selon Mme Aubry, "sur 46 candidats investis par le PS ou ses partenaires et confrontés à des dissidents au premier tour, 33 se sont qualifiés pour le second tour". Parmi les cas non réglés, la 3e circonscription du Vaucluse, où la socialiste Catherine Arkilovitch a décidé de se maintenir dans une triangulaire face à la candidate FN Marion Maréchal-Le Pen, malgré la consigne de retrait donnée par Solférino.

© 2012 AFP
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