La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a estimé mercredi sur France Inter que le tweet envoyé par Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, était "un sentiment privé" et qu'elle n'avait pas "cherché à contredire" le chef de l'Etat.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a estimé mercredi sur France Inter que le tweet envoyé par Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, était "un sentiment privé" et qu'elle n'avait pas "cherché à contredire" le chef de l'Etat. - Alain Jocard afp.com

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La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a estimé mercredi sur France Inter que le tweet envoyé par Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, était "un sentiment privé" et qu'elle n'avait pas "cherché à contredire" le chef de l'Etat.

"Cette affaire prend des proportions que je trouve déplacées. C'est un positionnement privé (...) qui n'empêche pas le fait que le Parti socialiste soutienne la candidature de Ségolène Royal" a estimé la ministre.

Interrogée sur le point de savoir si Valérie Trierweiler devait abandonner son bureau à l'Elysée ou fermer son compte twitter, Mme Touraine a répondu: "Je ne crois pas qu'elle ait cherché à contredire le président", en allusion au fait que M. Hollande a apporté son soutien à Mme Royal, candidate aux législatives à La Rochelle, alors que sa nouvelle compagne a soutenu le candidat socialiste dissident.

"J'imagine qu'elle réfléchira à la façon dont elle entend s'exprimer" à l'avenir, a cependant ajouté la ministre.

Refusant de dire, comme le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone, qu'il s'agissait d'une "faute", Mme Touraine a déclaré qu'elle ne se sentait "pas apte à décider de qui est en faute ou pas en faute". "Je pense qu'elle a exprimé un sentiment privé et que les choses doivent en rester là", a ajouté la ministre.

Claude Bartolone a qualifié le tweet de Valérie Trierweiler de "faute". "C'est une faute", a déploré sur Canal+ le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis. "Il y a près de 500 candidats de gauche à ce deuxième tour", "tout ce qui nous fait sortir de la trace de la campagne électorale, c'est bon pour l'abstention et c'est bon pour l'opposition".

"Un tweet ça va, deux tweets, bonjour les dégâts", a tranché le député.

"Il faut vite qu'on en revienne à l'attente des Français". "Si nous n'étions pas en campagne électorale, qu'il puisse y avoir une nouvelle fois la démonstration que la politique est faite par des femmes et des hommes de chair et de sang, avec leurs haines, leurs amours et leurs passions, cela ne me dérangerait pas. Mais c'est d'une chose beaucoup plus importante qu'il est question", a-t-il dit.

"La conséquence, c'est que pendant 24 heures, on n'est plus en communication directe. On devrait être en train d'évoquer les attouchements entre la droite et l'extrême droite", s'est-il exclamé. "Même au sein du Parti socialiste, on ne s'aime pas tous", a observé l'ancien ministre, mais "il y a des moments où il faut savoir garder ses passions".

Quant à François Rebsamen, il estime que la compagne du président François Hollande Valérie Trierweiler était sortie de son rôle en soutenant le rival dissident de Ségolène Royal, ajoutant qu'elle devait apprendre la nécessaire "réserve". Comme on lui demandait sur France Info si elle était sortie de son rôle la veille avec son tweet très polémique, le président du groupe PS au Sénat a répondu : "Oui, je le pense".

"C'était un message personnel qui répond à des considérations personnelles", "il faut qu'elle apprenne la réserve qui doit être la sienne en tant que compagne du président de la République", a ajouté le maire de Dijon et proche du chef de l'Etat.

"Il faut qu'elle apprenne à tenir la place qui est la sienne, c'est-à-dire la réserve", a-t-il insisté. "On a aujourd'hui un président de la République qui tient à ce qu'on sépare le public du privé, il y a eu trop de mélange des genres sous Nicolas Sarkozy", a-t-il encore dit.