Kosciusko-Morizet: clarifier "la confusion" entourant le statut de Trierweiler

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Publié le 13 juin 2012.

PARIS - L'ex-ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a jugé nécessaire mercredi de clarifier "la confusion" entourant le statut de Valérie Trierweiler, qui a créé la polémique en soutenant le rival dissident de Ségolène Royal aux élections législatives à La Rochelle.

Sur BFMTV et RMC, celle qui fut la porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, a jugé que "le mélange des questions personnelles et des questions politiques, de l'affect et de la politique, n'est jamais une bonne chose".

Mais au-delà, "ce qui pose problème c'est le statut". "On ne sait pas si Valérie Trierweiler s'exprime comme compagne du président de la République, s'exprime comme militante socialiste ou s'exprime comme journaliste engagée".

"Si demain on a la même confusion sur un sujet majeur pour la France, pour l'image de la France dans le monde, il se passe quoi ? Je suis pour le retrait, la plus grande réserve sur ce qui concerne les questions familiales et les conjoints", a insisté la candidate aux législatives dans l'Essonne.

Elle a cité l'évocation par un de ses opposants politiques du récent décès d'un de ses frères. "Il a mis un truc sur son blog, j'ai trouvé cela scandaleux. Je l'ai appelé d'une voix blanche et je lui ai dit +tu retires tout de suite+". "Je suis une personnalité publique, d'accord. J'ai un autre frère qui est une personnalité publique. Cela n'est pas le cas de tout le monde dans la famille. Ce n'est pas le cas de mon frère qui est mort", a ajouté NKM, qui semblait au bord des larmes.

Il faut "clarifier les statuts et que cela ne se reproduise pas", a recommandé l'ex-ministre de l'Ecologie à propos de la Première dame de France. "Il faut sortir de cette espèce d'ambiguïté que je trouve un peu malsaine".

"On nous a vendu depuis des mois la normalité. Tout cela, c'est tout sauf normal", a jugé la responsable UMP.

Eric Ciotti (UMP) a qualifié mercredi l'affaire du tweet de "ridicule" et "ubuesque". Sur France Inter, le président du conseil général des Alpes-maritimes a jugé que le nouveau pouvoir, qui se voulait "normal - c'était sa marque de fabrique -, finalement se caractérise assez bien par le ridicule".

"Cette affaire ridiculise notre pays, ridiculise le chef de l'Etat", a-t-il affirmé, assurant que Mme Trierweiler "a sept collaborateurs à l'Elysée, elle a un chef de cabinet rémunéré par le contribuable".

L'élu UMP a aussi pointé le soutien de François Hollande à la présidente de Poitou-Charentes, dans sa profession de foi, y voyant "une première entorse" alors que le responsable socialiste avait affirmé que "lui, président de la République, ne s'immiscerait pas dans la vie politique".

"On est dans une situation ubuesque, ridicule, qui affaiblit la fonction de chef de l'Etat".

M. Ciotti attend du président qu'il "clarifie les choses" et dise "clairement qui dirige l'Elysée, si c'est Mme Trierweiler ou lui". "Ce n'est pas rassurant pour sa capacité à diriger notre pays, en tout cas". "C'est un signe de plus que ce pouvoir s'est bâti sur une supercherie de communication, cette idée de normalité, qui a du mal à tenir plus de quatre semaines" et "était destinée à tromper les Français", selon M. Ciotti. Mardi, il avait tweeté dès le déclenchement de la polémique: "Le vaudeville entre à l'Elysée".

Jean-François Copé s'était dit mardi soir "très mal à l'aise" pour évoquer le message d'encouragement de la compagne du président François Hollande, Valérie Trierweiler, à l'opposant de Ségolène Royal, y voyant une "affaire d'une incroyable légèreté". Interrogé par France 2 sur cette initiative, le secrétaire général de l'UMP a répondu: "Ecoutez, je suis très mal à l'aise pour commenter cette affaire qui est d'une incroyable légèreté. Je me mets à la place des Français qui doivent être effarés".

"Vous vous rendez compte que (pendant) cette élection majeure qu'est l'élection législative dans un climat de crise -- attendez ! L'Italie quasiment au dépôt de bilan, l'Espagne qui a un renflouement de 100 milliards d'euros pour ses banques, une crise dont François Hollande ne parle pas -- on nous demande de faire des commentaires sur quelque chose qui, excusez-moi, n'est pas du niveau", a-t-il ajouté.

© 2012 AFP
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