Jean-Christophe Cambadelis, député du XIXème arrondissement de Paris, Secrétaire national du PS à l'Europe et aux relations internationales.
Jean-Christophe Cambadelis, député du XIXème arrondissement de Paris, Secrétaire national du PS à l'Europe et aux relations internationales. - F. DUPUY / SIPA

Propos recueillis par Maud Pierron

Quelle est votre première analyse du scrutin?

François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont confirmés dans l’effort qu’ils font pour redresser la France. Les résultats sont intéressants et nous donnent confiance pour le second tour. On voit bien que la droite ne réussit pas à inverser la tendance de la présidentielle. Ils n’ont même pas présenté de programme d’ailleurs.

Les ministres font particulièrement de bons scores…

C’est un encouragement pour que le changement continue. Les premiers pas de François Hollande sur la scène internationale et les premières mesures sur la scène nationale ont été bien vus.

Le point noir, ça reste l’abstention très forte. Comment l’analyser?

Il est très difficile de mobiliser après une élection présidentielle. Et il y avait énormément de candidatures, ce qui a amené de l’éparpillement et de la confusion pour les électeurs. Beaucoup, de gauche comme de droite, ont pu se dire que c’était joué pour le candidat qu’ils souhaitaient et donc ils ne se sont pas déplacés. Mais au second tour, ce sera beaucoup plus clair: soit le retour de la droite, des sarkozystes et de leur politique, soit conforter le changement et la majorité présidentielle. Mécaniquement, avec un débat plus clair, il y aura plus d’électeurs au second tour.

Quel doit être le message pour le second tour? Faut-il en appeler particulièrement aux abstentionnistes?

Il ne faut pas de message pour tel ou tel. Mais un message clair sur notre volonté de redresser la France. On doit dire qu’il faut continuer et amplifier le changement. La majorité absolue est possible et souhaitable pour avoir plus de force pour mettre en place le changement. Mais la majorité de gauche doit aussi être importante pour que nous puissions discuter avec nos partenaires.