Le gouvernement dévoile mercredi en conseil des ministres son dispositif sur le retour partiel de la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, l'une des promesses de François Hollande et une première brèche dans la réforme de 2010.
Le gouvernement dévoile mercredi en conseil des ministres son dispositif sur le retour partiel de la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, l'une des promesses de François Hollande et une première brèche dans la réforme de 2010. - Pascal Rossignol afp.com

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Le gouvernement doit dévoiler ce mercredi en conseil des ministres son dispositif sur le retour partiel de la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, l'une des promesses de François Hollande et une première brèche dans la réforme de 2010. Cette mesure, qui va faire l'objet d'un décret, va autoriser les personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et ayant cotisé pendant au moins 41 ans de faire valoir leurs droits à la retraite dès 60 ans, sans attendre l'âge légal, progressivement repoussé à 62 ans par la réforme Sarkozy.

Les contours du décret et notamment le profil des bénéficiaires seront présentés en conseil des ministres par la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Elle a reçu la semaine dernière les organisations syndicales et patronales pour recueillir leur point de vue. Les partenaires sociaux seront à nouveau consultés sur le texte définitif du décret qui sera publié au Journal Officiel probablement fin juin ou début juillet.

Favoriser les mères de famille ayant commencé à travailler tôt

Très discret jusqu'ici sur le contenu, le gouvernement a toutefois laissé filtrer que l'une des priorités sera de favoriser les mères de famille ayant commencé à travailler tôt mais n'ayant pu réunir le nombre d'annuités requises en raison de carrières interrompues par la maternité. Un coup de pouce pourrait être donné aussi aux seniors en chômage de longue durée, proches de la retraite mais n'ayant pas encore atteint l'âge légal de départ, selon des informations de presse.

L'exécutif devrait préciser aussi le nombre de bénéficiaires de cette mesure. De 150.000 pendant la campagne présidentielle, ce nombre a été ramené à 100.000 par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le coût annoncé de la mesure pendant la campagne sera progressif pour atteindre 5 milliards par an en fin de quinquennat.

L'UMP affirme que ce coût sera deux fois plus élevé et dénonce le fait que de telles dépenses soient engagées sans consultation du parlement. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a regretté mardi qu'"il n'y ait pas eu, dans le travail préparatoire à l'annnonce, le chiffrage des différents scénarios possibles et l'évaluation de l'impact réel de la réforme sur l'économie et pour les personnes concernées".