Hortefeux demande «solennellement» à Hollande de dévoiler ses mesures fiscales

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Publié le 3 juin 2012.

FISCALITE - L'ancien ministre de l'Intérieur demande un «souci d'honnêteté et de transparence»...

Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur, a appelé «solennellement» dimanche François Hollande à dévoiler ses mesures fiscales «avant les législatives» par «souci d'honnêteté et de transparence».

"Je demande solennellement au président de la République, dans un souci d'honnêteté et de transparence, de dire dès maintenant, et en tous cas avant les élections législatives, quelles seront les mesures fiscales précises qui seront proposées au Parlement", a-t-il déclaré lors de "12/13 dimanche" sur France 3, à une semaine du premier tour.

Il a rappelé que l'UMP était engagée "dans ce combat pour tout mettre en oeuvre pour éviter que des mesures soient prises dès le mois de juillet qui nous semblent particulièrement néfastes pour notre pays".

Pour M. Hortefeux, les deux principales mesures qui "aggraveraient" la situation de la France sont "l'augmentation du Smic et l'embauche de fonctionnaires", promesses de campagne de François Hollande.

Interrogé sur le style du début du quinquennat du socialiste, le député européen y a vu "beaucoup de postures, une succession, une accumulation de postures qui sont peut-être simplement des artifices de communication mais la communication, ce n'est pas tout". "On attend de l'action", a-t-il estimé.

De son côté, Claude Guéant s'est inquiété des dessous de l'"apaisement" donné comme la marque de fabrique du début du quinquennat de François Hollande, lors du "Grand rendez-vous" Europe 1/Le Parisien/i-Télé.

"Je redoute que derrière l'apaisement, il y ait l'inaction, l'endormissement, le retour au passé", a-t-il déclaré, citant notamment "la modification de la réforme des retraites".

Quant au projet à l'étude par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault d'un système de récépissé pour éviter les contrôles d'identité abusifs, Brice Hortefeux a dit avoir "le sentiment qu'on essaie de découvrir tous les jours le fil à couper le beurre".

"La vérité c'est que cette initiative j'y avais moi-même pensé et je l'avais fait analyser dans différents pays (Grande-Bretagne, Espagne) et j'avais décidé de ne pas y donner suite", a-t-il affirmé.

"D'abord parce que notre police et notre gendarmerie n'ont pas besoin de défiance mais de confiance", et ensuite pour une raison pratique de ne pouvoir recontrôler une personne qui l'a déjà été même si, par exemple, "un cambriolage a lieu dans le périmètre et que la personne correspond au signalement". "Il y a l'idée de la mesure et il y a la pratique qui serait néfaste et contre-productive", a-t-il dit.

© 2012 AFP
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