Législatives: Ayrault «main dans la main» avec Aubry à Nantes

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Publié le 29 janvier 2014.

POLITIQUE - L'heure est à la solidarité à une semaine du premier tour des élections...

Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry, son ex-rivale pour Matignon, se sont affichés«"main dans la main» samedi à Nantes pour le premier de leurs trois meetings communs des législatives, qui doivent oeuvrer à donner une «majorité cohérente et solide» au nouveau gouvernement.

Appel à la mobilisation

Au lendemain d'un passage à La Rochelle, pour apporter un soutien appuyé à Ségolène Royal, le Premier ministre, candidat à la réélection dans la 3e circonscription de Loire-Atlantique, a multiplié les gestes à l'égard la Première secrétaire du PS pour convaincre de leur entente.

Devant plus de 2.000 personnes réunies dans le Zénith de sa ville, il a exhorté la gauche à se mobiliser les 10 et 17 juin. «Bien sûr, j'ai confiance dans le sens politique de nos concitoyens. (...) Ils ne veulent pas que leur vote du 6 mai soit capté, ilsveulent que le changement souhaité devienne réalité», a déclaré Jean-Marc Ayrault.

«Ce vote n'est pas un vote mineur car vous déciderez de la politique que le gouvernement mènera au cours des cinq prochaines années», a clamé le Premier ministre. «Donnez aux candidats et candidates de la majorité les moyens de réussir», a-t-il lancé.

Pour lui, «l'enjeu de cette élection est simple». «Soit il (le président, ndlr) pourra s'appuyer sur une majorité solide (...) soit c'est le retour de la droite et il en sera fini du changement», a-t-il prévenu.

La droite pilonnée

Le Premier ministre a pilonné une droite «prisonnière de ses contradictions» et «pas en état de gouverner le pays». Il a critiqué l'UMP qui «s'écarte progressivement de ses références historiques». «La guerre des chefs à droite n'est plus seulement une querelle d'ambitions personnelles, mais aussi un affrontement de ligne», a-t-il dit.

Avant lui à la tribune Martine Aubry, qui avait fait le déplacement avec le numéro deux du parti Harlem Désir, avait également appelé à la mobilisation et raillé une droite «en grande crise», de «projet», de «leadership» et «stratégique», et qui n'a tiré «aucune conséquence du 6 mai».

Mais au-delà de ces appels à la mobilisation, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont tenté de convaincre qu'il n'y avait pas une feuille de cigarette entre eux.

«Le Premier ministre est le chef de la majorité, il est chargé du redressement de la France, de remettre de la justice partout, et moi en tant que chef du parti majoritaire, je l'accompagne», a affirmé le maire de Lille. Et d'ajouter: « Ca n'est même pas une répartition, c'est un travail main dans la main».

Assaut d'amabilité

Jean-Marc Ayrault a tressé les louanges de son hôte, qu'il retrouvera le 7 juin à Lille, puis le 13 à Paris, dans l'entre-deux-tours.

«On a besoin d'un grand parti pour réussir. Je pense que si nous n'avions pas eu le PS, dont elle a réussi avec courage la rénovation, nous aurions eu beaucoup plus de mal à gagner la présidentielle», a-t-il assuré.

«C'est vrai aussi pour les élections législatives. Le rassemblement est la base de la réussite», a-t-il ajouté.

En ouvrant le meeting, Martine Aubry lui avait rendu la pareille: «François Hollande t'a fait confiance en te plaçant à la tête du gouvernement et tu l'honores déjà de la plus belle des manières».

Depuis début mai, le Premier ministre et la première secrétaire vont assaut d'amabilité l'un envers l'autre. Déjeuner à Matignon, puis le 22 mai, ensemble devant les députés PS, M. Ayrault saluant «le dévouement et le désintéressement» de Martine Aubry.

Mais quelques heures plus tard le Canard enchaîné rapportait des propos acerbes du maire de Lille.  Je n'allais pas travailler sous les ordres de ce naze !», aurait-elle dit en privé, selon l'hebdomadaire satirique, pour justifier son absence du gouvernement Ayrault. Des propos qu'elle avait fermement démentis.

 

© 2012 AFP
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