Villepin n'exclut pas de revenir à l'UMP

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Publié le 31 mai 2012.

POLITIQUE - L'ancien Premier ministre a ouvert la porte à un retour ce jeudi...

Alors que la guerre des chefs fait rage à droite et qu'un troisième homme, Alain Juppé, pourrait rentrer dans la course à la présidence du parti, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin n'a pas exclu jeudi de revenir à l'UMP, qu'il avait quitté pour fonder son propre mouvement République solidaire, si le parti retrouvait «un peu de raison» et le sens de «l'intérêt général».

«Je n'ai jamais renié mes origines, ma tradition d'une droite républicaine, humaniste, ouverte sur le monde», a expliqué Dominique de Villepin sur Canal+. «Quand l'UMP a dévié de la route qui aurait dû être la sienne tout au long des dernières années, j'ai pris mes distances. Aujourd'hui, j'observe ce qui s'y passe», a-t-il dit. «Je regrette pour ma part ces divisions, surtout dans une période électorale mais, nous verrons bien. Nous verrons si un peu d'ordre, un peu de raison, un peu d'intérêt général prévaut dans ce mouvement», a-t-il lancé.

«M'entendre avec tout le monde»

Interrogé sur sa préférence entre Alain Juppé, Jean-François Copé et François Fillon pour prendre la tête de l'UMP, Dominique de Villepin a botté en touche. «J'ai le goût et le souci de m'entendre avec tout le monde, sauf quand les principe qui sont les miens se trouvent en difficulté», a-t-il dit tout en regrettant cette guerre des chefs.

«Quand il y a des élections, la priorité n'est pas de laisser place aux divisions ou aux ambitions personnelles, mais de se battre pour mener campagne», a-t-il fait valoir en affirmant souhaiter la victoire de la droite aux législatives.

«La cohabitation n'est pas dans l'esprit des institutions»

«En politique étrangère comme en politique intérieure, je suis un défenseur de l'équilibre, donc, que la droite fasse le meilleur score possible, qu'elle ait le meilleur résultat possible pour introduire un peu d'équilibre, de rapport de force dans la vie politique française et qu'on ait, de ce fait là, une politique vivante et constructive, ça oui, je suis pour et je me bats pour cela», a-t-il dit.

«La cohabitation n'est pas dans l'esprit des institutions, mais si nous devions vivre une cohabitation, je souhaite qu'elle soit constructive», a-t-il ajouté. «Je reste fidèle à deux principes, les valeurs humanistes et gaullistes et les choses sont suffisamment graves dans notre pays pour qu'on essaye de se rassembler. Quand on voit les défis extérieurs, la situation de la Grèce ou de l'Espagne, je trouve que les européens auraient mieux à faire qu'à se battre et regarder les trains passer», a-t-il conclu.

Avec AFP
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