Marine Le Pen à Metz (Moselle), le 22 mai 2012.
Marine Le Pen à Metz (Moselle), le 22 mai 2012. - POL EMILE/SIPA

Nicolas Bégasse

Invitée ce mercredi de l’émission «Questions d’info» organisée par LCP, Le Monde, l’AFP et France Info, Marine Le Pen s’en est pris à la ministre de la Justice et a demandé la création d’une loi contre le racisme anti-blanc.

La présidente du Front national a jugé «ahurissante» la nomination de Christiane Taubira au poste de ministre de la Justice, jugeant qu’il s’agit d’une «indépendantiste» et d’une «communautariste». Invitée à expliquer ses propos, Marine Le Pen a estimé que la loi dite Taubira portant sur la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité était communautariste, car ne concernant pas «l’esclavage arabo-musulman». Et ce par volonté, selon Marine Le Pen, de ne pas «faire peser sur les épaules des jeunes arabes le poids de ce qu’ont pu faire leurs aïeux».

«L’explosion du racisme anti-blanc»

Par ailleurs, la présidente du FN, candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a estimé que Christine Taubira «est totalement incapable de lutter contre l’explosion du racisme anti-blanc», ne croyant pas «le PS capable de lutter contre le racisme anti-blanc tout simplement parce qu’il le nie». Même chose pour l’UMP, incapable de lutter contre «l’explosion du racisme anti-Français, qui fait des ravages dans les banlieues».

Et Marine Le Pen de donner des exemples de ce racisme: «sale blanc, face de craie, etc., c’est ce que vivent des millions de nos compatriotes tous les jours.» «Allez dans les banlieues, descendez un peu, sortez de vos plateaux de télévision», a-t-elle lancé aux journalistes la questionnant. Sans épargner ses adversaires politiques: «Je ne crois pas que ni l’UMP, ni le PS, n’aient pris la mesure de cette nouvelle délinquance, de ce nouveau racisme». Faudrait-il une loi contre le racisme anti-blanc? «Exactement!», appuie Marine Le Pen.