Le ministre socialiste du Redressement productif, Arnaud Montebourg, reste membre du gouvernement français malgré sa condamnation à verser l'euro symbolique pour injure publique envers cinq anciens dirigeants de la société maritime SeaFrance.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rejeté mardi les appels à la démission lancés par la droite, considérant que la probité d'Arnaud Montebourg n'était pas en cause et que la règle érigée par François Hollande refusant la présence de personnes condamnées dans son entourage était donc respectée. l'ex-ministre Nadine Morano, notamment, avait appelé à la démission d'Arnaud Montebourg quelques minutes après l'annonce de sa condamnation.
Je demande la démission immédiate deMontebourg qui vient d'être condamné par la justice au nom du principe érigé par Hollande
— Nadine Morano (@nadine__morano) Mai 23, 2012
Pour Jean-Marc Ayrault, «le principe affirmé par le président de la République est clair: il faut des responsables politiques exemplaires. Toute condamnation qui disqualifierait un responsable politique pour des actes contraires aux valeurs de la République conduirait à l'exclure du gouvernement», dit Jean-Marc Ayrault.
«Aucun membre du gouvernement n'est aujourd'hui dans ce cas de figure», estime-t-il. Le Premier ministre lui-même a été condamné en 1997 pour favoritisme à une peine de prison avec sursis aujourd'hui effacée de son casier par l'effet automatique d'une procédure dite de «réhabilitation» après dix ans.
Interrogé sur le sujet Montebourg, le président François Hollande a lancé aux journalistes: «Il va payer son euro».