Législatives: le "Centre pour la France" soutient 400 candidats, 25% non-MoDem

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Publié le 22 mai 2012.

PARIS - Le "Centre pour la France" (CpF), le label du MoDem pour les élections législatives, apporte son soutien à 400 candidats dont 25% n'appartiennent pas au Mouvement démocrate de François Bayrou, a-t-on appris mardi lors d'une conférence de presse à Paris.

"400 candidats sont soutenus par le CpF, un label qui se veut large, mais il n'y a pas de soutien à des candidats de l'UMP ou du PS", a expliqué Marc Fesneau, secrétaire général du MoDem, expliquant que l'objectif était de constituer un groupe parlementaire (15 députés sont nécessaires, ndlr).

Le CpF présente "40% de candidates" (ce qui entraînera des pénalités) et "10% de candidats issus de la diversité".

D'après M. Fesneau, les candidats du CpF, dont "25% n'ont pas la carte MoDem" sont "des gens d'horizons divers, des gens qui ont envie de construire cet espace élargi au centre" qu'appelle des ses voeux François Bayrou.

A l'échelon local, le Centre pour la France soutient par exemple "sur (la) sollicitation (de celle-ci)" Rama Yade (Parti radical) dans les Hauts-de-Seine. Ainsi, selon les départements, le CpF s'est allié avec différentes formations du "spectre centriste": avec le PRG en Aveyron, avec le PR, le Nouveau centre et l'Alliance centriste en Haute-Garonne, etc.

M. Fesneau a affirmé que le CpF décidait de concourir dans une circonscription notamment en fonction de la "qualité" des postulants dénichés en son sein. Cela explique que, si des rivaux centristes tels Hervé Morin (Eure), François Sauvadet (Côte-d'Or) ou Maurice Leroy (Loir-et-Cher) n'ont pas d'adversaires CpF face à eux, Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis) et André Santini (Hauts-de-Seine) en ont un.

Au final, d'après M. Fesneau, environ la moitié des députés sortants Nouveau centre auront face à eux un opposant soutenu par le CpF.

L'objectif de ce label dépassant le simple MoDem est "de faire des voix et de constituer un groupe parlementaire".

M. Fesneau, tout comme Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur, vice-président du Modem et Yann Wehrling, porte-parole, n'a pas voulu dire avec qui ce groupe serait constitué si le MoDem ne parvenait pas, ce qui est probable, à faire élire sur le label CpF les 15 députés nécessaires à sa constitution.

"On laisse les parlementaires décider de ce qu'ils feront, je ne désespère pas que le Sénat puisse servir de modèle", a déclaré M. Vanlerenberghe, faisant référence aux groupes politiques du centre au Sénat qui sont plus transversaux.

In fine, les candidats du CpF soutiendront "le positionnement général de François Bayrou à la présidentielle qui reste valable" a affirmé M. Wehrling, et notamment ses propositions sur la dette, la moralisation de la vie politique et l'Europe.

"L'objectif n'est ni d'envoyer des soutiens indéfectibles à la politique de François Hollande, ni des opposants systématiques. Notre démarche est constructive", a affirmé M. Wehrling, évoquant "une force alternative à tous les sectarismes".

© 2012 AFP
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