Lionnel Luca attaque la compagne de Hollande, les deux candidats condamnent

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Publié le 26 avril 2012.

PARIS - Des propos du député UMP Lionnel Luca, surnommant "rottweiler" la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, ont suscité jeudi une condamnation générale, aussi bien de la part du candidat PS que de Nicolas Sarkozy.

Lors d'un meeting en faveur du président-candidat UMP à Saint-Laurent du Var (Alpes-Maritimes) mardi, le député des Alpes-Maritimes a attaqué le prétendant socialiste à l'Elysée, mais surtout sa compagne: "Hollande qui a retrouvé une femme, Valérie Rottweiler. Et c'est pas sympa pour le chien, ça!".

Interrogé par l'AFP, M. Luca n'a rien retiré de ses propos, "très amusants". "Et c'est vrai que le chien rottweiler, il demande rien à personne, alors qu'elle...", a-t-il ajouté.

Sur TV5Monde jeudi soir, M. Hollande a qualifié ces propos d'"indignes" et estimé que Nicolas Sarkozy devrait "immédiatement" les condamner.

Chose faite dans la soirée. Sur France 2, dans l'émission "Des paroles et des actes", le président-candidat a dit: "Je condamne, je ne m'associe en rien à ça, je suis même prêt à dire à Valérie Trierweiler (...) que je suis désolé si elle a été blessée".

"Je ne me sens pas engagé, c'est absurde, je détesterais qu'on fasse ça avec Carla" a-t-il poursuivi.

Auparavant, sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet s'était adressée à la journaliste de Paris Match dans un message sur Twitter pour "condamner" elle aussi les propos de M. Luca, ajoutant que "misogynie et insultes ne peuvent tenir lieu d'argumentaire politique".

Lors de son meeting, M. Luca, tête d'affiche de "La Droite populaire", aile droite de l'UMP, avait aussi visé l'ex-secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy, Fadela Amara, qui soutient dorénavant M. Hollande. "Fadela Amara, ben moi, j'ai toujours préféré Rachida Dati, d'abord parce qu'elle est moins moche et parce qu'elle a fait campagne pour le président".

L'ancien Haut commissaire aux solidarités actives dans le gouvernement Sarkozy, Martin Hirsch, également soutien du candidat PS, a lui aussi eu droit à ses attaques: "j'ai été le premier à le dénoncer. Martin Hirsch et sa tête de bon apôtre, finalement c'est Judas qui appelle à voter Hollande", a-t-il dit.

Toujours pendant ce meeting, M. Luca est revenu sur l'affaire DSK : "On a loupé le lupanar rose".

Il n'a pas épargné d'autres candidats à la présidentielle, s'en prenant à Philippe Poutou (NPA), "la haine sympa", à Nathalie Arthaud (LO), "la bave aux lèvres", et Eva Joly (EELV), "plutôt mûre".

M. Luca avait été dans la journée largement condamné, et tout d'abord par les intéressés: Mme Trierweiler a évoqué sur Twitter des "propos abjects" et remercié "toutes celles et ceux -sans exception-" qui lui ont apporté "leur soutien".

M. Hirsch a estimé lui que ces attaques étaient dignes "des années 30", dans une allusion notamment aux attaques antisémites lors de la montée du fascisme et du nazisme, tandis que l'ex-mari de Mme Trierweiler a lui qualifié ces propos de "vulgaires" et "diffamants".

Robert Rochefort (MoDem) avait dit que cela "honorerait" M. Sarkozy s'il condamnait les déclarations de M. Luca.

Dans le camp de M. Luca, d'autres ont désapprouvé ces propos: "scandaleux" pour Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, "incongrus et déplacés" pour Yves Jégo, ex secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy, au nom du Parti radical, "insulte" pour Dominique Bussereau (ex ministre UMP).

Dans la matinée, l'équipe de campagne de François Hollande avait qualifié d'"injures abjectes" ces propos tenus par le député, et demandé à Nicolas Sarkozy de les "condamner immédiatement".

© 2012 AFP
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