Sarkozy indique avoir une idée assez précise du Premier ministre qu'il choisirait

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Publié le 18 avril 2012.

PARIS - Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il avait "une idée assez précise" du Premier ministre qu'il choisirait s'il était réélu et n'a pas exclu de révéler son nom entre les deux tours de la présidentielle, mercredi sur RMC/BFMTV.

"J'ai une idée assez précise" du futur Premier ministre, en cas de réélection, a réaffirmé le président candidat.

Interrogé sur la possibilité qu'il s'agisse de François Bayrou, candidat MoDem, M. Sarkozy a répondu: "la question de M. Bayrou, nous verrons après le premier tour (...) Il faut voir ce qu'ont dit les Français car le choix du Premier ministre ne peut pas être totalement éloigné et indifférent de ce qu'ont dit les Français, où va le sentiment majoritaire".

"On doit en tenir compte mais je ne dirai pas avant le premier tour, en aucun cas" qui pourrait l'être. Toutefois, "ce n'est pas illégitime" de dire qui, entre les deux tours. "Il n'est pas impossible que je le fasse, j'attends de voir le premier tour", a-t-il insisté.

A trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a proposé d'attendre "tranquillement" les résultats du scrutin, alors qu'il décroche dans un sondage face à son adversaire socialiste François Hollande.

"Je n'ai jamais vu en 30 ans une telle mobilisation de notre électorat et des Français, je n'ai jamais senti une telle inquiétude pour l'avenir, un telle volonté de comprendre les idées nouvelles, un tel ras-le-bol de ce qu'on voudrait leur imposer, de la pensée unique et des prévisions", a affirmé le président candidat. "Nous sommes à trois jours du premier tour, attendons tranquillement", a-t-il également affirmé, ajoutant: "je me suis engagé dans cette campagne comme jamais je ne m'étais engagé".

Interrogé sur le dernier sondage CSA qui le donne à 24% au premier tour, derrière François Hollande à 29% et devant Marine Le Pen à 17%, M. Sarkozy a affirmé que ce sondage était "contradictoire avec tous les autres, puisque tous les autres me donnent devant" M. Hollande. "Mais peu importe, ça n'a pas de sens de commenter les uns parce qu'ils sont bons et les autres mauvais", a-t-il dit.

En fait, sur les quatre autres sondages publiés lundi et mardi, un seul crédite M. Sarkozy d'une avance sur M. Hollande (Harris Interactive lui donne 28% d'intentions de vote contre 27% pour son adversaire PS), un autre les place à égalité (27% chacun selon Ipsos), deux autres le placent derrière (BVA, à 27,5% contre 29,5 pour M. Hollande et Ifop, à 27% contre 28%).

A propos de Marine Le Pen, la candidate du Front national créditée dans les mêmes sondages de 14% à 17% des intentions de vote, M. Sarkozy a douté que les Français puissent imaginer qu'elle "pourrait, dans les crises internationales, proposer des solutions, défendre la France et protéger les Français".

"Je comprends ceux qui en ont ras-le-bol, qui expriment une souffrance. Mais "le vote pour Marine Le Pen sert qui? François Hollande. Hier, le vote pour Jean-Marie Le Pen servait qui? François Mitterrand. C'est parce qu'il y a eu Jean-Marie Le Pen qu'il y a eu François Mitterrand", a-t-il assené. Selon lui, le vote pour Marine Le Pen, c'est envoyer "un coup de pied dans la fourmilière. A l'arrivé on a les socialistes, plus d'impôts, plus de taxes".

© 2012 AFP
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