Affaire Karachi: Ziad Takieddine dénonce une instrumentalisation des juges contre Nicolas Sarkozy

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Publié le 8 mars 2012.

POLITIQUE - L'homme d'affaires franco-libanais s'estime «bouc émissaire d'une tentative d'élimination politique»...

L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, dénonce dans un livre à paraître ce jeudi, «l'instrumentalisation» contre Nicolas Sarkozy de l'affaire Karachi par les juges d'instruction qui l'ont mis en examen.

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«Bouc émissaire d'une tentative d'élimination politique, je réagis et je témoigne», explique Takieddine dans L'ami encombrant qui paraît jeudi (Editions du Moment), ouvrage dans lequel il tire à boulets rouges sur les juges, notamment Renaud van Ruymbeke, qui selon lui voudrait sa «peau».

Mis en examen pour «complicité et recel d'abus de biens sociaux»

«Un certain Nicolas Sarkozy songe très fort à se faire réélire, un certain juge considère cette perspective comme une abomination. Il va donc, avec d'autres magistrats, essayer de prouver que Sarkozy, en raison de l'argent pakistanais tombé dans les poches des balladuriens, aurait contribué "à l'insu de son plein gré" à l'attentat de 2002», à Karachi, écrit Ziad Takieddine, qui réfute catégoriquement cette thèse du financement politique occulte.

Dans un entretien à l'AFP, Ziad Takieddine affirme que les juges van Ruymbeke et Roger Le Loire, qui l'ont mis en examen dans le volet financier de l'enquête Karachi «instrumentalisent l'affaire et la presse contre l'Elysée à l'approche de la présidentielle». Ziad Takieddine a récemment demandé que les deux magistrats soient dessaisis de l'enquête qui lui vaut une mise en examen pour «complicité et recel d'abus de biens sociaux» assortie d'un contrôle judiciaire.

La vraie «affaire d'Etat» débuterait après la victoire de Chirac en 1995

Dans L'ami encombrant, l'homme d'affaires se défend à nouveau d'avoir joué un rôle dans le contrat d'armement Agosta, en 1994, entre la France et le Pakistan, sur lequel les juges enquêtent, soupçonnant qu'il a pu donner lieu à des rétrocomissions illégales pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.

Il revendique en revanche son intervention, décisive selon lui, pour faire aboutir la même année le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite. La vraie «affaire d'Etat» débuterait à en croire Ziad Takieddine juste après la présidentielle, avec la victoire de Jacques Chirac et le «détournement illégal des commissions», légales versées dans le cadre de ce contrat.

Liens d'amitié et d'affaires avec Guéant

Ziad Takieddine fait également état de ses liens d'amitié et d'affaires traitées avec l'homme de confiance de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant. Avec ce dernier, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur puis secrétaire général de l'Elysée, les affaires étaient selon lui monnaie courante, car il lui aurait servi d'intermédiaire avec plusieurs régimes proche-orientaux et arabes, comme celui de Bachar al-Assad en Syrie, assure-t-il.

«De 2003 à 2010, nous ne nous sommes jamais quittés de vue. Que ce soit pour le contrat Miksa (un gigantesque marché avec l'Arabie saoudite), la prise de contact avec Kadhafi ou les grandes manoeuvres en Syrie et au Liban, il ne se passait pas de semaine sans que je prenne contact avec l'homme de confiance de Nicolas Sarkozy», écrit-il, selon les extraits du livre publiés dans Le Point.

C.C. avec agences
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