Education: Sarkozy dénonce "la démagogie extravagante" de Hollande

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Publié le 27 février 2012.

PARIS - Nicolas Sarkozy, candidat à sa succession à l'Elysée, a dénoncé "la démagogie extravagante" de son adversaire socialiste, François Hollande, quand il propose de créer 60.000 postes supplémentaires dans l'Education nationale, lundi sur RTL.

"L'école appartient au peuple de France, l'école n'appartient pas aux seuls enseignants, aux seuls représentants des enseignants. L'école appartient à tout le monde et le discours sur l'école doit être un discours général", a affirmé M. Sarkozy.

"Que voulons-nous faire de notre école?", a-t-il demandé, ajoutant: "Je suis effaré qu'on puisse dire, avant même de commencer la discussion sur l'école, qu'il faut créer 60.000 postes en plus, avant même d'obtenir la moindre réforme".

"C'est vraiment la démagogie dans ce qu'elle a de plus extravagante", a-t-il affirmé, faisant allusion, sans le nommer, au candidat PS à la présidentielle, qui propose de créer 60.000 emplois dans l'Education nationale s'il est élu.

"Il y a un peu plus de 400.000 élèves de moins dans l'Education nationale depuis dix ans, et il y a 45.000 professeurs de plus. S'il suffisait d'embaucher des profs pour que l'école fonctionne et que les profs soient heureux, on devrait avoir l'école qui fonctionne le mieux au monde et les professeurs les plus heureux du monde", a-t-il dit.

M. Sarkozy a réaffirmé qu'il fallait "revaloriser d'urgence la profession d'enseignant", en dénonçant "la paupérisation" de ce métier. Selon lui, "il faut repenser le rôle de l'enseignement et rediscuter de (son) travail". "Le travail des enseignants est fixé par un décret de 1958, c'est 26 heures de travail pour le primaire, c'est 18 heures d'obligation de service pour le secondaire. Est-ce qu'on ne peut pas travailler sur ce paramètre?", s'est-il interrogé.

"Je ferai des propositions sur le sujet. Sur la base du volontariat, il faut plus d'adultes dans l'école, il faut mieux rémunérer les adultes auprès de nos enfants, il faut que les enfants aient des adultes avec qui discuter", a-t-il dit, en réaffirmant qu'on ne pouvait "pas augmenter le nombre de fonctionnaires dans notre pays".

Pour le président-candidat, "dans la classe, on enseigne, peut-être qu'en dehors de la classe, dans l'établissement, on participe à l'éducation. Si on ne prévoit pas dans l'emploi du temps du professeur, un temps où il est avec la classe, un temps où il est avec les enfants qui ont du mal à suivre, on passe à côté de la mission de l'Education nationale".

© 2012 AFP
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