TOULOUSE - Hollande affirme sa "confiance dans la recherche, le progrès, la science"

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Publié le 11 février 2012.

TOULOUSE - François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a affirmé samedi à Toulouse sa "confiance dans la recherche, dans le progrès, dans la science", souhaitant qu'aucune université ne soit oubliée par le grand emprunt et que le crédit impôt recherche soit élargi.

"Je veux affirmer ma confiance dans la recherche, dans le progrès, dans la science", a dit M. Hollande, invité de la manifestation sur l'innovation organisée par Le Point Futurapolis, dans une ville où se trouvent "un grand nombre de chercheurs".

Sur le grand emprunt, pas une "mauvaise initiative car l'Etat doit être stratège", le député de Corrèze a souligné: "Je ne veux rien empêcher, rien freiner, je veux au contraire accélérer, approfondir". Pour lui, il s'agit "d'accélérer le versement, d'aller plus vite".

Fustigeant une "politique qui laisse à penser que certaines universités auraient été oubliées", il a lancé, très applaudi: "Aucune université francaise ne doit être oubliée".

"Je souhaite que ça aille plus vite, que les crédits soient plus vite versés", a-t-il souligné.

Il a également défini à la Halle aux Grains, devant quelque 900 personnes, ses "priorités" en matière de recherche: numérique, sciences de la vie et énergie. Il a réaffirmé qu'il faudrait "élargir" le crédit impôt recherche, notamment en direction des PME.

Mais à l'approche de l'annonce de candidature de Nicolas Sarkozy, la campagne pour la conquête de l'Elysée était en fond de scène.

M. Hollande a demandé plaisamment quels autres candidats venaient plancher sur l'innovation. "François Bayrou", a répondu Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point, qui jouait les Monsieur Loyal de la manifestation. "C'est tout?", a répliqué M. Hollande, en déclenchant les rires de la salle.

Autre allusion: "Quelquefois, il ne faut pas répéter, il ne faut pas renouveler, c'est-à-dire, il faut, à un moment, le changement", a lancé le candidat à la présidentielle, suscitant rires et applaudissements avec ce pastiche de son slogan de campagne: "le changement, c'est maintenant".

"Il faut toujours une répétition, il faut toujours beaucoup de ruptures", a-t-il encore dit. "Pour les semaines qui viennent, là je suis un chercheur", a-t-il conclu.

© 2012 AFP
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