Fessenheim: Nicolas Sarkozy confirme la poursuite de l'exploitation de la centrale nucléaire

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Publié le 9 février 2012.

POLITIQUE - Le chef de l'Etat est sur place pour défendre «la sûreté des installations nucléaires et la politique énergétique»...

Nicolas Sarkozy est ce jeudi sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du parc français, pour y répéter sa confiance dans l'énergie atomique et dénoncer la «folie» de son rival socialiste François Hollande qui veut la réduire. Le chef de l'Etat a d'ailleurs confirmé sur place la poursuite de l'exploitation de la centrale nucléaire.

Après une visite de la centrale, le chef de l'Etat doit s'entretenir à huis clos avec des représentants syndicaux du site EDF puis prononcer, à partir de midi, un discours sur «la sûreté des installations nucléaires et la politique énergétique» qui s'annonce très offensif.

Sarkozy, défenseur acharné de l'énergie nucléaire

Depuis la catastrophe de Fukushima (Japon) en mars dernier, Nicolas Sarkozy s'est posé en défenseur acharné de l'énergie nucléaire, pourtant de plus en plus contestée dans le monde, et porte régulièrement le fer sur ce thème contre la gauche dans la perspective de la présidentielle.

A la suite de l'accord électoral passé entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts, le candidat socialiste François Hollande s'est engagé à réduire de 75% à 50% d'ici 2025 la part de l'énergie nucléaire dans la production d'électricité française, à fermer la centrale de Fessenheim pendant son mandat et à achever la construction du premier réacteur EPR à Flamanville (Manche).

Dans un discours prononcé sur le site Areva du Tricastin (Drôme) fin novembre, le futur candidat Sarkozy avait pilonné le projet de son rival en agitant la menace d'une «vague massive de délocalisation» et d'un «cataclysme» économique pour le pays. Il avait même alors dénoncé la «folie» de la gauche et raillé un «retour à l'époque de la bougie».

Le site de Fessenheim critiqué pour son âge, les risques de séisme et d'inondation

Le cas de la centrale de Fessenheim, retenue par l'Elysée comme cadre du discours présidentiel, est emblématique de l'affrontement très politique que se livrent la gauche et la droite sur le nucléaire. Mis en service en 1977 pour une durée de fonctionnement initialement prévue à quarante ans, le site de Fessenheim est critiqué par les antinucléaires européens qui dénoncent son âge, les risques de séisme et d'inondation.

La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait un temps évoqué le scénario d'une fermeture de Fessenheim. Un audit de sécurité commandé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) l'a écarté en déclarant en janvier tous les réacteurs du parc français bons pour le service moyennant des travaux de sécurité supplémentaires pour un surcoût évalué à 10 milliards d'euros.

Avec AFP
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