Le sénateur maire PS de Clamart visé par une enquête pour corruption

22 contributions
Publié le 31 janvier 2012.

JUSTICE - Il est accusé d'avoir aidé un proche à obtenir un logement social, en échange d'une somme d'argent...

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire pour corruption visant le sénateur-maire PS de Clamart (Hauts-de-Seine) Philippe Kaltenbach, pour établir s'il a monnayé l'attribution d'un logement social, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

L'enquête préliminaire a été ouverte au printemps dernier par le procureur de Nanterre Philippe Courroye, saisi par le maire UMP du Plessis-Robinson, une ville voisine, Philippe Pemezec, connu pour entretenir des relations conflictuelles avec  Philippe Kaltenbach.

Philippe Kaltenbach s'est exprimé ce vendredi sur le sujet. Il a dénoncé sur ITélé une affaire «visant à discréditer le PS» dans les Hauts-de-Seine, ainsi qu'une «justice à deux vitesses» dans ce département.

1.000 euros d'argent en liquide

Confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), l'enquête est partie d'un film réalisé à l'insu de Philippe Kaltenbach par un de ses anciens adjoints, révélé par Le Figaro jeudi et mis en ligne sur les plateformes de vidéos.

Dans cette scène, on voit Philippe Kaltenbach recevoir, dans son bureau, 1.000 euros d'argent liquide de l'ex-adjoint. Pendant la remise de fonds, Philippe Kaltenbach et son interlocuteur discutent de ce qui semble être l'attribution d'un logement à un tiers, sans que rien ne permette formellement d'établir un lien entre cet échange d'argent liquide et cette conversation.

«Je lui ai prêté de l'argent. Ce soir-là, il m'a rendu une partie»

Dans Le Parisien, le maire de Clamart explique: «Quand avec la crise de 2008», son ancien adjoint «a connu de gros problèmes financiers, que sa petite entreprise de travaux publics a coulé, je lui ai prêté de l'argent, dans les 10.000 euros. Ce soir-là, il m'a rendu une partie».

Interrogé par l'AFP, Philippe Pemezec a justifié sa décision de dénoncer les faits, sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale: «Lorsqu'un élu de la République a connaissance de faits qui peuvent apparaître délictueux, il est de son devoir d'en informer le procureur. C'est ce que j'ai fait.» «Si ces faits sont avérés, ils sont d'une gravité extrême», a ajouté Philippe Pemezec.

Avec AFP
Newsletter
La 13H

Votre point info
de la mi-journée

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr