Les protagonistes de l'affaire Karachi
Les protagonistes de l'affaire Karachi - Montage 20minutes.fr

Aboutissement présumé de financements occultes de la campagne présidentielle 1995, l’attentat de Karachi a coûté la vie à 14 personnes, dont 11 Français, en 2002. De témoignages en révélations, l’enquête n’en finit plus d’être relancée. Le point sur les derniers éléments dans le dossier.

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L’étau se resserre autour de Balladur

Pierre angulaire de l’affaire: la candidature d’Edouard Balladur à la présidentielle 1995. En décembre, Jean-Claude Aurousseau, qui fut président de l’association de financement de sa campagne, a été perquisitionné et placé en garde à vue. Les archives découvertes à son domicile sont une mine d’or pour les enquêteurs, selon le JDD. Les documents mettraient en évidence des irrégularités dans la comptabilité du candidat, ainsi que l’existence de fortes sommes en liquide.

Chirac est aussi visé

Elu en 1995, Jacques Chirac était initialement soupçonné d’avoir mis fin au système de rétrocommissions alimentant les caisses d’Edouard Balladur. Mais fin 2011, de nouveaux éléments ont laissé penser que de l'argent pourrait en fait avoir été dérivé vers des supposés «réseaux Chirac». Les juges ayant obtenu d’étendre l’enquête à cette piste, Dominique de Villepin a été à nouveau entendu ce lundi.

Sarkozy mis en cause

«Sarkozy savait», affirmait début janvier Libération. Plusieurs de ses proches ont déjà été mis examen dans cette affaire. Et celui qui était à l’époque ministre du Budget et porte-parole de la campagne Balladur aurait validé en 1994 la création d'une société luxembourgeoise servant à payer des intermédiaires dans des contrats d'armement, selon le témoignage d’un haut fonctionnaire cité par le quotidien. Le chef de l’Etat nie.

Le volet financier bientôt enterré?

Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur et proche de Nicolas Sarkozy (il a été témoin à son mariage avec Carla Bruni), a sollicité la suspension et l'annulation de l’enquête financière. Selon lui, les faits sont prescrits et le juge Van Ruymbeke a outrepassé ses pouvoirs au début de la procédure en enquêtant hors de sa saisine. Pour les avoctas de Bazire, il n’est pas possible de réexaminer des comptes de campagne Balladur validés par le Conseil constitutionnel. Cette requête, classique dans les dossiers financiers, ne devrait pas être examinée avant l'été prochain.

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